{"id":21261,"date":"2025-03-31T23:06:17","date_gmt":"2025-04-01T03:06:17","guid":{"rendered":"https:\/\/lecturia.org\/?p=21261"},"modified":"2025-03-31T23:06:18","modified_gmt":"2025-04-01T03:06:18","slug":"jorge-luis-borges-lintruse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/nouvelles\/jorge-luis-borges-lintruse\/21261\/","title":{"rendered":"Jorge Luis Borges\u00a0: L\u2019intruse"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Synopsis<\/strong> : <em>L&rsquo;intruse<\/em> (La intrusa) est une nouvelle de Jorge Luis Borges, publi\u00e9e en 1970 dans le livre <em>Le rapport de Brodie<\/em> (El informe de Brodie). L&rsquo;histoire se d\u00e9roule \u00e0 Turdera, un village situ\u00e9 \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de Buenos Aires, et raconte la vie de deux fr\u00e8res, Cristi\u00e1n et Eduardo Nilsen, de rudes camionneurs unis par la violence, la fiert\u00e9 et une \u00e9trange loyaut\u00e9. Leur lien commence \u00e0 se distendre lorsqu&rsquo;une femme, Juliana Burgos, entre dans leur vie et perturbe l&rsquo;\u00e9quilibre qui les unissait. Un conte \u00e0 l&rsquo;histoire sordide qui d\u00e9peint la vie dans la campagne argentine \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les femmes n&rsquo;\u00e9taient que des objets.<\/p>\n\n\n<div class=\"gb-container gb-container-2a35e1a3\">\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Jorge-Luis-Borges-La-intrusa.jpg\" alt=\"Jorge Luis Borges - La intrusa\" class=\"wp-image-21262\" srcset=\"https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Jorge-Luis-Borges-La-intrusa.jpg 1024w, https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Jorge-Luis-Borges-La-intrusa-300x300.jpg 300w, https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Jorge-Luis-Borges-La-intrusa-150x150.jpg 150w, https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Jorge-Luis-Borges-La-intrusa-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">L\u2019intruse<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Jorge Luis Borges<br>(Nouvelle compl\u00e8te)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>2 Samuel, I, 26<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br>On dit (mais c\u2019est peu probable) que cette histoire fut racont\u00e9e par Eduardo, le cadet des Nelson, \u00e0 la veill\u00e9e fun\u00e8bre de Cristi\u00e1n, l\u2019a\u00een\u00e9, qui mourut de mort naturelle, vers les ann\u00e9es 1890, dans la commune de Mor\u00f3n. Ce qui est certain c\u2019est que quelqu\u2019un l\u2019entendit raconter par quelqu\u2019un, au cours de cette longue nuit dont le souvenir s\u2019estompe, tandis que circulait le mat\u00e9, et que ce quelqu\u2019un la r\u00e9p\u00e9ta \u00e0 Santiago Dabove, de qui je la tiens. Quelques ann\u00e9es plus tard, on me la raconta de nouveau \u00e0 Turdera, l\u2019endroit m\u00eame o\u00f9 elle s\u2019\u00e9tait pass\u00e9e. La deuxi\u00e8me version, un peu plus circonstanci\u00e9e, confirmait en gros celle de Santiago, avec les petites variantes et les contradictions in\u00e9vitables en pareil cas. Je la transcris aujourd\u2019hui parce qu\u2019elle nous donne, me semble-t-il, un bref et tragique reflet de ce qu\u2019\u00e9tait autrefois, dans nos campagnes, la mentalit\u00e9 des gens du peuple. J\u2019essaierai d\u2019\u00eatre aussi fid\u00e8le que possible, mais je sens d\u00e9j\u00e0 que je c\u00e9derai \u00e0 la tentation litt\u00e9raire d\u2019amplifier ou d\u2019ajouter certains d\u00e9tails.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Turdera, on les appelait les Nilsen. Le cur\u00e9 me dit que son pr\u00e9d\u00e9cesseur se souvenait d\u2019avoir vu, non sans \u00e9tonnement, chez ces gens une vieille Bible en \u00e9criture gothique, \u00e0 reliure noire&nbsp;; dans les derni\u00e8res pages il avait vu, inscrits \u00e0 la main, des noms et des dates. C\u2019\u00e9tait le seul livre qu\u2019il y e\u00fbt dans la maison. La destin\u00e9e itin\u00e9rante des Nilsen, perdue l\u00e0 comme tout se perdra. La b\u00e2tisse, qui n\u2019existe plus, \u00e9tait en brique sans cr\u00e9pi&nbsp;; du portail, on voyait une cour int\u00e9rieure pav\u00e9e de carreaux rouges puis une autre en terre battue. Peu d\u2019\u00e9trangers, d\u2019ailleurs, y p\u00e9n\u00e9tr\u00e8rent&nbsp;; les deux Nilsen d\u00e9fendaient jalousement leur solitude. Ils dormaient dans des chambres nues, sur des lits de sangle&nbsp;; les chevaux, les harnais, le couteau \u00e0 lame courte, les habits fastueux des samedis soirs et l\u2019alcool querelleur \u00e9taient leur seul luxe. On m\u2019a dit qu\u2019ils \u00e9taient grands et qu\u2019ils avaient des cheveux roux. Du sang venu du Danemark ou d\u2019Irlande, pays dont ils n\u2019avaient jamais d\u00fb entendre parler, coulait dans les veines de ces deux Argentins. Le quartier craignait ces rouquins&nbsp;; il n\u2019\u00e9tait pas impossible qu\u2019ils aient eu certains meurtres \u00e0 leur actif. Ils se battirent une fois, c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, contre la police. On dit que le cadet se mesura avec Juan Iberra et qu\u2019il n\u2019eut pas le dessous, ce qui, au dire des connaisseurs, repr\u00e9sente un exploit. Ils avaient conduit des troupeaux, men\u00e9 des attelages, vol\u00e9 du b\u00e9tail et, \u00e0 l\u2019occasion, trich\u00e9 au jeu dans les bistrots. Ils avaient la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre avares, sauf quand la boisson ou le jeu les rendaient prodigues. On ignorait qui \u00e9taient leurs parents et d\u2019o\u00f9 ils \u00e9taient venus. Ils poss\u00e9daient une charrette et une paire de b\u0153ufs.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils diff\u00e9raient physiquement des gens de leur milieu, \u00e0 qui la Costa Brava doit son nom \u00e9vocateur. Ceci, et le reste que nous ignorons, permet de comprendre le bloc qu\u2019ils formaient. Se f\u00e2cher avec l\u2019un, c\u2019\u00e9tait se faire deux ennemis.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Nilsen \u00e9taient coureurs, mais leurs aventures amoureuses avaient \u00e9t\u00e9 jusqu\u2019alors de celles qui se passent sous un portail ou dans une maison close. Les commentaires all\u00e8rent donc bon train quand Cristi\u00e1n amena chez eux Juliana Burgos. Il est vrai qu\u2019il y gagnait une servante, mais il est non moins vrai qu\u2019il la comblait d\u2019affreux bijoux de pacotille et qu\u2019il l\u2019exhibait dans les bals. Dans ces pauvres bals de quartier, o\u00f9 certaines figures du tango \u00e9taient interdites et o\u00f9 l\u2019on dansait encore dans des salles bien \u00e9clair\u00e9es. Juliana avait le teint mat et les yeux en amande&nbsp;; il suffisait qu\u2019on la regard\u00e2t pour qu\u2019elle sour\u00eet. Dans un quartier modeste, o\u00f9 le travail et le manque de soins ab\u00eement les femmes, elle passait pour jolie.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but, Eduardo les accompagnait. Puis il dut se rendre \u00e0 Arrecifes pour je ne sais quelle affaire&nbsp;; \u00e0 son retour il amena \u00e0 la maison une jeune femme qu\u2019il avait trouv\u00e9e sur sa route et qu\u2019il renvoya au bout de quelques jours. Il se renfrogna&nbsp;; il s\u2019enivrait seul au bistrot et ne parlait \u00e0 personne. Il \u00e9tait amoureux de la femme de Cristi\u00e1n. Le quartier, qui s\u2019en aper\u00e7ut probablement avant lui, pr\u00e9vit avec une joie perfide la rivalit\u00e9 qui allait s\u2019ensuivre entre les deux fr\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Un soir qu\u2019il rentrait tardivement du bistrot du coin, Eduardo vit le cheval noir de Cristi\u00e1n attach\u00e9 \u00e0 la palissade. Dans la cour, l\u2019a\u00een\u00e9 l\u2019attendait dans ses plus beaux habits. La femme allait et venait, un pot de mat\u00e9 \u00e0 la main. Cristi\u00e1n dit \u00e0 Eduardo&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Je m\u2019en vais \u00e0 une f\u00eate chez Farias. Je te laisse Juliana&nbsp;; si tu la veux, tu peux la prendre.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait dit d\u2019un ton \u00e0 la fois autoritaire et cordial. Eduardo le regarda longuement&nbsp;; il ne savait que faire. Cristi\u00e1n se leva, prit cong\u00e9 d\u2019Eduardo, n\u00e9gligeant Juliana qui n\u2019\u00e9tait pour lui qu\u2019un objet, monta \u00e0 cheval et partit au petit trot, sans se presser.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 dater de cette nuit-l\u00e0, ils se la partag\u00e8rent. Personne ne conna\u00eetra les d\u00e9tails de ce sordide m\u00e9nage \u00e0 trois, qui scandalisait le quartier. Tout marcha bien pendant quelques semaines, mais cet arrangement ne pouvait durer. Entre eux, les deux fr\u00e8res ne pronon\u00e7aient jamais le nom de Juliana, m\u00eame pour l\u2019appeler, mais ils cherchaient, et trouvaient, des raisons de se quereller.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils se disputaient au sujet de la vente de certaines peaux de b\u00eates, mais leur dispute venait d\u2019ailleurs. Cristi\u00e1n haussait la voix et Eduardo se taisait. \u00c0 leur insu, ils se jalousaient. Dans ce faubourg sauvage o\u00f9 l\u2019on n\u2019avait jamais entendu un homme dire \u2013 l\u2019id\u00e9e n\u2019en serait venue \u00e0 personne \u2013 qu\u2019il se souciait d\u2019une femme autrement que pour la d\u00e9sirer et la poss\u00e9der, les deux fr\u00e8res \u00e9taient bel et bien amoureux. Et ceci, en quelque sorte, les humiliait.<\/p>\n\n\n\n<p>Un apr\u00e8s-midi, place Lomas, Eduardo croisa Juan Iberra qui le f\u00e9licita du beau brin de fille qu\u2019il s\u2019\u00e9tait procur\u00e9. Ce fut \u00e0 cette occasion, je crois, qu\u2019Eduardo l\u2019injuria et qu\u2019ils en vinrent aux mains. Il ne permettrait \u00e0 personne de se moquer de Cristi\u00e1n en sa pr\u00e9sence.<\/p>\n\n\n\n<p>La femme s\u2019occupait d\u2019eux avec une soumission animale&nbsp;; mais elle ne pouvait cacher une certaine pr\u00e9f\u00e9rence pour le cadet, qui n\u2019avait pas refus\u00e9 cet arrangement mais qui ne l\u2019avait pas sollicit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, ils ordonn\u00e8rent \u00e0 Juliana de sortir deux chaises dans la premi\u00e8re cour et de ne plus passer par l\u00e0, parce qu\u2019ils avaient \u00e0 parler. Elle pensa que le dialogue serait long et elle alla donc faire la sieste mais ils la r\u00e9veill\u00e8rent au bout d\u2019un moment. Ils lui dirent de mettre dans un sac tout ce qu\u2019elle poss\u00e9dait, sans oublier son chapelet de cristal et la petite croix que lui avait donn\u00e9e sa m\u00e8re. Sans fournir la moindre explication, ils la firent monter dans la carriole et ils se mirent en route pour un voyage qui fut p\u00e9nible et o\u00f9 personne n\u2019ouvrit la bouche. Il avait plu&nbsp;; les chemins \u00e9taient embourb\u00e9s et il devait \u00eatre pr\u00e8s de trois heures du matin quand ils arriv\u00e8rent \u00e0 Mor\u00f3n. L\u00e0, ils la vendirent \u00e0 la patronne du bordel. Le march\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 conclu d\u2019avance&nbsp;; Cristi\u00e1n re\u00e7ut une somme qu\u2019il partagea avec son fr\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Turdera, les Nilsen, qui s\u2019\u00e9taient perdus dans l\u2019imbroglio (qui \u00e9tait aussi une routine) de cet amour monstrueux, voulurent renouer avec leur ancienne vie d\u2019hommes vivant entre hommes. Ils recommenc\u00e8rent \u00e0 jouer aux cartes, \u00e0 assister aux combats de coqs, et ils reprirent, \u00e0 l\u2019occasion, leurs fredaines. Peut-\u00eatre crurent-ils, \u00e0 un moment donn\u00e9, qu\u2019ils \u00e9taient sauv\u00e9s, mais ils prenaient l\u2019habitude de s\u2019absenter chacun de son c\u00f4t\u00e9 de fa\u00e7on inexplicable, ou plut\u00f4t qui n\u2019\u00e9tait que trop explicable. Un peu avant la fin de l\u2019ann\u00e9e, le cadet dit qu\u2019il avait \u00e0 faire dans la capitale. Cristi\u00e1n alla \u00e0 Mor\u00f3n&nbsp;; attach\u00e9 \u00e0 la barri\u00e8re de la maison close il reconnut, \u00e0 ce qu\u2019on dit, le cheval aub\u00e8re d\u2019Eduardo. Il entra&nbsp;; l\u2019autre \u00e9tait l\u00e0, attendant son tour. Il para\u00eet que Cristi\u00e1n lui aurait dit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;\u00c0 ce train-l\u00e0, nous allons fatiguer nos bourrins. Mieux vaut l\u2019avoir pr\u00e8s de nous.<\/p>\n\n\n\n<p>Il parla \u00e0 la patronne, sortit quelques pi\u00e8ces de sa bourse et ils reprirent la femme. Juliana montait en croupe derri\u00e8re Cristi\u00e1n&nbsp;; Eduardo \u00e9peronna son cheval pour ne pas les voir.<\/p>\n\n\n\n<p>La vie que l\u2019on sait recommen\u00e7a. L\u2019inf\u00e2me solution avait \u00e9chou\u00e9&nbsp;; tous deux avaient c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la tentation de tromper l\u2019autre. Ca\u00efn r\u00f4dait par-l\u00e0, mais l\u2019affection des Nilsen l\u2019un pour l\u2019autre \u00e9tait grande \u2013 qui sait les \u00e9preuves et les dangers qu\u2019ils avaient d\u00fb traverser ensemble \u2013 et ils pr\u00e9f\u00e9r\u00e8rent \u00e9pancher leur bile sur des \u00e9trangers. Sur un inconnu, sur des chiens, sur Juliana qui avait amen\u00e9 entre eux la discorde.<\/p>\n\n\n\n<p>Le mois de mars allait finir et la chaleur ne c\u00e9dait pas. Un dimanche (ce jour-l\u00e0 les gens ont l\u2019habitude de se coucher t\u00f4t) Eduardo, qui revenait du bistrot, vit Cristi\u00e1n qui attelait les b\u0153ufs au joug. Cristi\u00e1n lui dit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Viens&nbsp;; il faut que nous allions livrer des peaux chez Pardo. Je les ai charg\u00e9es&nbsp;; profitons de la fra\u00eeche.<\/p>\n\n\n\n<p>Le magasin de Pardo \u00e9tait, je crois, plus au sud&nbsp;; ils prirent la route des Troupes, puis un chemin de traverse. Avec la nuit, la campagne devenait immense.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils long\u00e8rent une prairie&nbsp;; Cristi\u00e1n jeta le cigare qu\u2019il venait d\u2019allumer et dit tranquillement&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Allons, vieux, au travail&nbsp;! Apr\u00e8s, c\u2019est les vautours qui nous aideront. Je l\u2019ai tu\u00e9e aujourd\u2019hui. On n\u2019a qu\u2019\u00e0 la laisser l\u00e0 toute habill\u00e9e. Elle ne fera plus de tort \u00e0 personne.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils s\u2019embrass\u00e8rent en pleurant presque. Maintenant un lien de plus les unissait&nbsp;: la femme tristement sacrifi\u00e9e qu\u2019il leur fallait oublier.<\/p>\n\n\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;intruse (La intrusa) est une nouvelle de Jorge Luis Borges, publi\u00e9e en 1970 dans le livre Le rapport de Brodie (El informe de Brodie). L&rsquo;histoire se d\u00e9roule \u00e0 Turdera, un village situ\u00e9 \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de Buenos Aires, et raconte la vie de deux fr\u00e8res, Cristi\u00e1n et Eduardo Nilsen, de rudes camionneurs unis par la violence, la fiert\u00e9 et une \u00e9trange loyaut\u00e9. Leur lien commence \u00e0 se distendre lorsqu&rsquo;une femme, Juliana Burgos, entre dans leur vie et perturbe l&rsquo;\u00e9quilibre qui les unissait. Un conte \u00e0 l&rsquo;histoire sordide qui d\u00e9peint la vie dans la campagne argentine \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les femmes n&rsquo;\u00e9taient que des objets.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":21262,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_blocks_custom_css":"","_kad_blocks_head_custom_js":"","_kad_blocks_body_custom_js":"","_kad_blocks_footer_custom_js":"","footnotes":""},"categories":[826],"tags":[841,840],"class_list":["post-21261","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nouvelles","tag-argentine","tag-jorge-luis-borges-fr","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-33"],"acf":[],"taxonomy_info":{"category":[{"value":826,"label":"Nouvelles"}],"post_tag":[{"value":841,"label":"Argentine"},{"value":840,"label":"Jorge Luis Borges"}]},"featured_image_src_large":["https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Jorge-Luis-Borges-La-intrusa.jpg",1024,1024,false],"author_info":{"display_name":"Juan Pablo Guevara","author_link":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/author\/spartakku\/"},"comment_info":"","category_info":[{"term_id":826,"name":"Nouvelles","slug":"nouvelles","term_group":0,"term_taxonomy_id":826,"taxonomy":"category","description":"","parent":0,"count":73,"filter":"raw","cat_ID":826,"category_count":73,"category_description":"","cat_name":"Nouvelles","category_nicename":"nouvelles","category_parent":0}],"tag_info":[{"term_id":841,"name":"Argentine","slug":"argentine","term_group":0,"term_taxonomy_id":841,"taxonomy":"post_tag","description":"","parent":0,"count":10,"filter":"raw"},{"term_id":840,"name":"Jorge Luis Borges","slug":"jorge-luis-borges-fr","term_group":0,"term_taxonomy_id":840,"taxonomy":"post_tag","description":"","parent":0,"count":7,"filter":"raw"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21261","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21261"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21261\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21262"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21261"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21261"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21261"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}