{"id":22416,"date":"2025-05-31T22:08:22","date_gmt":"2025-06-01T02:08:22","guid":{"rendered":"https:\/\/lecturia.org\/?p=22416"},"modified":"2025-05-31T22:08:25","modified_gmt":"2025-06-01T02:08:25","slug":"elena-garro-le-jour-ou-nous-etions-des-chiens-resume-et-analyse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/resumes-de-nouvelles\/elena-garro-le-jour-ou-nous-etions-des-chiens-resume-et-analyse\/22416\/","title":{"rendered":"Elena Garro : Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens. R\u00e9sum\u00e9 et analyse"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;intrigue :<\/strong> Dans <em>Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens <\/em>(El d\u00eda que fuimos perros), deux fillettes, Eva et Leli, se retrouvent seules dans une grande maison de campagne pendant que leur famille fuit la chaleur estivale. Abandonn\u00e9es et s&rsquo;ennuyant, elles d\u00e9cident de se transformer symboliquement en chiens et s&rsquo;int\u00e8grent dans le monde de Toni, le chien de la maison encha\u00een\u00e9 dans le jardin. Elles adoptent les noms de Christ et Bouddha et vivent une journ\u00e9e dans un temps parall\u00e8le, \u00e9tranger \u00e0 l&rsquo;ordre humain. Elles y assistent \u00e0 une sc\u00e8ne de violence : deux hommes s&rsquo;affrontent et l&rsquo;un tue l&rsquo;autre. Les soldats interrogent les filles-chiens, qui r\u00e9pondent par des aboiements, et le meurtrier est arr\u00eat\u00e9. Le crime les marque cependant ; le jeu est bris\u00e9 et, de retour \u00e0 la maison, elles ne peuvent plus maintenir la fiction animale. La nuit se charge de pr\u00e9sences fantomatiques et les filles comprennent qu&rsquo;elles ont franchi une ligne : l&rsquo;exp\u00e9rience du crime les a expuls\u00e9es de l&rsquo;innocence et de tout ciel possible, m\u00eame celui imagin\u00e9 pour les chiens.<\/p>\n\n\n<div class=\"gb-container gb-container-6d143fef\">\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Elena-Garro-El-dia-que-fuimos-perros.-Resumen-y-analisis.webp\" alt=\"Elena Garro : Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens. 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Ils ne se substituent en aucun cas \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience de la lecture int\u00e9grale de l&rsquo;\u0153uvre.<\/p><\/div><\/span><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9 de Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens d&rsquo;Elena Garro<\/h2>\n\n\n\n<p>La nouvelle <em>Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens<\/em>, d&rsquo;Elena Garro, raconte une journ\u00e9e \u00e9trange et ambigu\u00eb v\u00e9cue par deux fillettes, Eva et Leli (la narratrice), dans une grande maison coloniale qui s&rsquo;est vid\u00e9e apr\u00e8s le d\u00e9part de ses habitants adultes, qui ont fui la chaleur du mois d&rsquo;ao\u00fbt. Le r\u00e9cit commence par une sc\u00e8ne quotidienne qui se transforme rapidement en une exp\u00e9rience onirique et symbolique, o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 se d\u00e9double en deux dimensions parall\u00e8les : \u00ab un jour avec deux jours \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur \u00bb. Abandonn\u00e9es dans la solitude de la maison avec les domestiques, les filles sont confront\u00e9es \u00e0 l&rsquo;immensit\u00e9 de l&rsquo;espace et au poids du silence. Ce qui pourrait sembler \u00eatre une aventure se transforme en une exp\u00e9rience inqui\u00e9tante, charg\u00e9e de symbolisme et de myst\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9cid\u00e9es \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;ennui, les filles commencent \u00e0 explorer leur environnement avec un regard neuf, presque rituel. Eva observe les tableaux accroch\u00e9s au mur \u2014 le Christ, Bouddha et une image sovi\u00e9tique de Kroupuskaia \u2014 et d\u00e9clare sa sympathie pour les Russes, laissant entrevoir une perception plurielle de la spiritualit\u00e9. Personne ne r\u00e9pond \u00e0 leurs appels : les domestiques sont plong\u00e9s dans une sorte de torpeur. Les filles s&rsquo;aventurent alors dans l&rsquo;un des jours parall\u00e8les \u2013 le jour ext\u00e9rieur, le jour du jardin \u2013 et y trouvent Toni, le chien encha\u00een\u00e9. Elles se jettent \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s et Eva annonce qu&rsquo;elles seront d\u00e9sormais aussi des chiens.<\/p>\n\n\n\n<p>S&rsquo;ensuit une transformation volontaire et symbolique. Les filles prennent des noms de chiens : l&rsquo;une s&rsquo;appelle Cristo et l&rsquo;autre Buda. Elles acceptent de vivre comme des animaux dans un monde \u00e9loign\u00e9 des humains, loin de la religion, de la philosophie et de la culture qui remplissaient la biblioth\u00e8que et la table de leur maison. Dans ce monde, il n&rsquo;y a pas de r\u00e8gles, pas de commandements, pas de paradis promis. Il n&rsquo;y a que le pr\u00e9sent imm\u00e9diat du jardin, avec ses insectes, sa chaleur \u00e9touffante et la compagnie silencieuse de Toni.<\/p>\n\n\n\n<p>La journ\u00e9e se d\u00e9roule selon une logique diff\u00e9rente. Elles re\u00e7oivent de l&rsquo;eau et de la nourriture apport\u00e9es par Rutilio, un vieux serviteur qui, sans surprise ni questionnement, accepte la nouvelle r\u00e9alit\u00e9 des filles et les traite comme des chiens. La nourriture \u2013 du riz avec de la viande et des os \u2013 d\u00e9fie leurs habitudes v\u00e9g\u00e9tariennes impos\u00e9es par une morale ant\u00e9rieure. Elles mangent d\u00e9sormais sans restriction, comme des chiens. La transformation semble compl\u00e8te. La r\u00e9alit\u00e9 du jardin s&rsquo;impose avec force : le sol br\u00fble, les animaux cherchent de l&rsquo;ombre et le soleil frappe fort. Dans cet environnement, Eva (Bouddha) et Leli (Christ) font l&rsquo;exp\u00e9rience d&rsquo;une forme de libert\u00e9 et de marginalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, le calme apparent est rompu par l&rsquo;explosion d&rsquo;une fus\u00e9e. Depuis l&rsquo;autre jour \u2014 le jour des humains \u2014, une d\u00e9tonation alerte les chiens. Ils courent vers le portail, parviennent \u00e0 sortir dans la rue et sont confront\u00e9s \u00e0 une sc\u00e8ne violente et r\u00e9elle : deux hommes sont engag\u00e9s dans un combat mortel. L&rsquo;un poignarde l&rsquo;autre, qui parvient \u00e0 lui tirer une balle dans le front. Les filles, toujours dans leur r\u00f4le de chiens, observent la sc\u00e8ne stup\u00e9faites. Les hommes qui arrivent ensuite, arm\u00e9s, interrogent le seul survivant. Lorsque celui-ci mentionne que les filles (les chiens) sont t\u00e9moins, les hommes les interrogent directement. Elles r\u00e9pondent par des aboiements. Les inconnus acceptent cette r\u00e9ponse absurde comme un signe d&rsquo;assentiment. Ils arr\u00eatent le responsable et le corps du mort reste \u00e9tendu dans la rue.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne s&rsquo;arr\u00eate sur l&rsquo;image de la mort : une mouche explore la plaie ouverte et le sang brille dans la chaleur de l&rsquo;apr\u00e8s-midi. Une femme arrive en pleurant pour dire adieu au d\u00e9funt. Les filles ne montrent aucune r\u00e9action. Elles restent l\u00e0, comme des chiens errants, sans que personne ne les reconnaisse. Ce n&rsquo;est que lorsque la nuit tombe que Rutilio les appelle par leurs vrais noms, les gronde et les fait rentrer \u00e0 la maison. Elles ne sont plus des chiens, mais elles ne sont pas tout \u00e0 fait des filles non plus. Quelque chose a chang\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Rutilio, agac\u00e9, les surveille et les menace de sorci\u00e8res qui sucent le sang. Candelaria, une autre servante, les r\u00e9primande \u00e9galement. L&rsquo;atmosph\u00e8re devient oppressante et presque fantastique. Dans cette nouvelle nuit, les morts r\u00e9apparaissent sous forme de fant\u00f4mes. L&rsquo;homme assassin\u00e9 est allong\u00e9 sur l&rsquo;un des lits, et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui se tient le meurtrier ensanglant\u00e9. Dans la p\u00e9nombre, \u00ab l&rsquo;autre jour \u00bb s&rsquo;est install\u00e9 dans la chambre. Les filles sentent l&rsquo;horreur approcher. La fronti\u00e8re entre le r\u00e9el et l&rsquo;imaginaire s&rsquo;estompe. Elles ne jouent plus et ne r\u00eavent plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Le conte se termine sur la certitude am\u00e8re que l&rsquo;illusion est bris\u00e9e. Eva affirme qu&rsquo;elles ne sont plus des chiens. Elles ont compris que, malgr\u00e9 leur tentative de fuir le monde humain, le crime et la mort les rattrapent. Le ciel auquel elles aspiraient n&rsquo;est pas le leur, ni en tant que filles ni en tant que chiens. Le conte se termine par une r\u00e9flexion d\u00e9solante : les chiens ne partagent pas le crime avec les hommes. Et elles ont franchi cette ligne. Il n&rsquo;y a plus de refuge dans l&rsquo;innocence animale.<\/p>\n\n\n<style>.wp-block-kadence-column.kb-section-dir-horizontal > .kt-inside-inner-col > .kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{max-width:unset;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{border-top:2px solid var(--base);border-right:2px solid var(--base);border-bottom:2px solid var(--base);border-left:2px solid var(--base);border-top-left-radius:10px;border-top-right-radius:10px;border-bottom-right-radius:10px;border-bottom-left-radius:10px;background:#bc7b77;padding-top:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);padding-right:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);padding-bottom:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);padding-left:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);margin-top:var(--global-kb-spacing-sm, 1.5rem);margin-bottom:var(--global-kb-spacing-sm, 1.5rem);}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kadence-info-box-icon-container .kt-info-svg-icon, .kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-info-svg-icon-flip, .kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-number{font-size:50px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-media{background:var(--global-palette7, #eeeeee);border-color:var(--global-palette7, #eeeeee);border-radius:200px;overflow:hidden;border-top-width:0px;border-right-width:0px;border-bottom-width:0px;border-left-width:0px;padding-top:2px;padding-right:2px;padding-bottom:2px;padding-left:2px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-media-container{margin-top:0px;margin-right:15px;margin-bottom:10px;margin-left:15px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-media .kadence-info-box-image-intrisic img{border-radius:200px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-infobox-textcontent h2.kt-blocks-info-box-title{color:#dbc7c9;font-size:20px;padding-top:0px;padding-right:0px;padding-bottom:0px;padding-left:0px;margin-top:5px;margin-right:0px;margin-bottom:10px;margin-left:0px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-infobox-textcontent .kt-blocks-info-box-text{color:var(--base-3);}.wp-block-kadence-infobox.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-text{font-size:16px;font-style:normal;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-learnmore{color:var(--base-3);background:#cd9b9d;border-radius:10px;font-size:var(--global-kb-font-size-sm, 0.9rem);text-transform:uppercase;border-width:0px 0px 0px 0px;padding-top:4px;padding-right:20px;padding-bottom:4px;padding-left:20px;margin-top:10px;margin-right:0px;margin-bottom:10px;margin-left:0px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{box-shadow:0px 0px 0px 0px rgba(0, 0, 0, 0);}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap:hover{box-shadow:0px 0px 14px 0px rgba(0, 0, 0, 0.2);}@media all and (max-width: 1024px){.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{border-top:2px solid var(--base);border-right:2px solid var(--base);border-bottom:2px solid var(--base);border-left:2px solid var(--base);box-shadow:0px 0px 0px 0px rgba(0, 0, 0, 0);}}@media all and (max-width: 1024px){.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap:hover{box-shadow:0px 0px 14px 0px rgba(0, 0, 0, 0.2);}}@media all and (max-width: 767px){.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{border-top:2px solid var(--base);border-right:2px solid var(--base);border-bottom:2px solid var(--base);border-left:2px solid var(--base);box-shadow:0px 0px 0px 0px rgba(0, 0, 0, 0);}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap:hover{box-shadow:0px 0px 14px 0px rgba(0, 0, 0, 0.2);}}<\/style>\n<div class=\"wp-block-kadence-infobox kt-info-box18849_58c2b8-d5\"><a class=\"kt-blocks-info-box-link-wrap info-box-link kt-blocks-info-box-media-align-top kt-info-halign-center\" href=\"https:\/\/lecturia.org\/cuentos-y-relatos\/elena-garro-el-dia-que-fuimos-perros\/2125\/\"><div class=\"kt-infobox-textcontent\"><h2 class=\"kt-blocks-info-box-title\">Elena Garro: Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens<\/h2><p class=\"kt-blocks-info-box-text\">Nouvelle compl\u00e8te<\/p><div class=\"kt-blocks-info-box-learnmore-wrap\"><span class=\"kt-blocks-info-box-learnmore\">LIRE<\/span><\/div><\/div><\/a><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Personnages de Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens d&rsquo;Elena Garro<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Eva<\/strong> est l&rsquo;une des deux protagonistes du r\u00e9cit, une petite fille qui incarne la spontan\u00e9it\u00e9, l&rsquo;irr\u00e9v\u00e9rence et une curiosit\u00e9 insatiable pour transgresser les structures du monde adulte. D\u00e8s les premi\u00e8res lignes, elle manifeste sa capacit\u00e9 \u00e0 percevoir et \u00e0 manipuler la r\u00e9alit\u00e9 : c&rsquo;est elle qui observe les \u00ab deux jours \u00bb qui se superposent et qui d\u00e9cide qu&rsquo;elles doivent devenir des chiens. Eva ne se contente pas de jouer, elle reconfigure le monde avec la logique de l&rsquo;imagination enfantine. Son choix du nom \u00ab Bouddha \u00bb n&rsquo;est pas na\u00eff, car il fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une figure qui repr\u00e9sente la dissolution du moi et le renoncement \u00e0 la codification morale du monde humain. En ce sens, Eva se pr\u00e9sente comme une m\u00e9diatrice entre l&rsquo;enfance et la conscience que le monde qui l&rsquo;entoure n&rsquo;offre pas de place \u00e0 ceux qui refusent d&rsquo;accepter les r\u00e8gles impos\u00e9es. \u00c0 la fin, elle est aussi la premi\u00e8re \u00e0 comprendre que le jeu a cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un jeu, que la fronti\u00e8re entre son monde et celui des adultes a \u00e9t\u00e9 franchie sans retour.<\/p>\n\n\n\n<p>La narratrice, <strong>Leli<\/strong>, est la compagne et la complice d&rsquo;Eva, bien que sa voix soit plus introspective et observatrice. Si Eva est celle qui impuls \u00c0 travers son r\u00e9cit, nous comprenons que le monde dans lequel elles vivent est travers\u00e9 par une s\u00e9rie de codes \u00e9thiques et mystiques h\u00e9rit\u00e9s du monde adulte \u2013 l&rsquo;id\u00e9e du ciel, la condamnation du p\u00e9ch\u00e9, la structure hi\u00e9rarchique du savoir \u2013 qu&rsquo;elle reproduit sans trop se poser de questions jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le passage \u00e0 l&rsquo;animalit\u00e9 l&rsquo;oblige \u00e0 affronter son exclusion symbolique de cet ordre. Quand elle accepte de s&rsquo;appeler \u00ab Christ \u00bb, c&rsquo;est avec un m\u00e9lange d&rsquo;ironie et de n\u00e9cessit\u00e9 : c&rsquo;est un nom puissant, mais aussi tragique, car il annonce son sacrifice symbolique. Leli repr\u00e9sente le regard qui tente de comprendre le sens de ce qui est v\u00e9cu, m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;y parvient pas toujours. Sa prise de conscience progressive marque la transition entre le jeu et la r\u00e9v\u00e9lation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Toni<\/strong>, le chien r\u00e9el, fait office de seuil entre le monde humain et le monde animal. Encha\u00een\u00e9 \u00e0 un arbre, il est le seul \u00eatre qui habite \u00ab l&rsquo;autre jour \u00bb depuis le d\u00e9but et, lorsqu&rsquo;il accepte les filles dans ce plan, son geste a un caract\u00e8re rituel. C&rsquo;est un personnage silencieux, mais charg\u00e9 de sens : c&rsquo;est autour de lui que s&rsquo;organise l&rsquo;espace physique et symbolique du conte. Toni ne parle pas, mais son regard triste et son comportement transmettent une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 qui contraste avec la confusion humaine. Il repr\u00e9sente la loyaut\u00e9, la r\u00e9signation et aussi l&rsquo;exclusion : il est encha\u00een\u00e9, hors du ciel des hommes, sans droit \u00e0 la r\u00e9demption. Toni est, en quelque sorte, l&rsquo;image de ce que les filles croient choisir lorsqu&rsquo;elles d\u00e9cident de cesser d&rsquo;\u00eatre humaines.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Rutilio<\/strong>, le vieux serviteur, repr\u00e9sente la figure de l&rsquo;adulte marginalis\u00e9, pris entre son r\u00f4le d&rsquo;autorit\u00e9 et son manque de contr\u00f4le r\u00e9el. C&rsquo;est lui qui nourrit les \u00ab chiens \u00bb, qui les gronde, qui les menace de punitions par les sorci\u00e8res et de sang. Cependant, sa pr\u00e9sence n&#8217;emp\u00eache pas les filles de franchir les limites, mais confirme son incapacit\u00e9 \u00e0 comprendre ce qu&rsquo;elles vivent. Rutilio fait partie du \u00ab monde parall\u00e8le \u00bb, de ce monde qui a perdu tout contact avec l&rsquo;exp\u00e9rience enfantine. Son discours est impr\u00e9gn\u00e9 de superstition, de r\u00e9signation et de ressentiment voil\u00e9. Il repr\u00e9sente un pouvoir domestique us\u00e9 qui tente de conserver une autorit\u00e9 qu&rsquo;il ne peut plus exercer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Candelaria<\/strong>, la servante, appara\u00eet bri\u00e8vement, mais contribue \u00e0 cr\u00e9er une atmosph\u00e8re de d\u00e9composition et d&rsquo;ali\u00e9nation. Avec ses gestes th\u00e9\u00e2traux et ses fanfaronnades, elle semble plus int\u00e9ress\u00e9e par le spectacle que par la surveillance. Son r\u00f4le renforce l&rsquo;id\u00e9e que les adultes qui sont rest\u00e9s dans la maison vivent \u00e9galement dans un autre plan de r\u00e9alit\u00e9, o\u00f9 r\u00e8gnent le d\u00e9sordre, la paresse et la superstition. Comme Rutilio, elle est le t\u00e9moin passif de ce qui se passe et, comme lui, elle est incapable d&rsquo;intervenir dans l&rsquo;exp\u00e9rience transformatrice des filles.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, <strong>les hommes qui apparaissent vers la fin du r\u00e9cit<\/strong> incarnent l&rsquo;irruption brutale de la violence adulte dans le monde des enfants. Il y a d&rsquo;abord les deux hommes qui s&rsquo;affrontent \u00e0 mort dans la rue, puis le groupe arm\u00e9 qui arrive pour interroger le survivant et qui, de mani\u00e8re absurde, accepte le t\u00e9moignage des filles-chiens exprim\u00e9 par des aboiements. Cette sc\u00e8ne a un ton grotesque, presque absurde, qui souligne la distance entre les deux mondes : celui des adultes, r\u00e9gi par la violence et le pouvoir, et celui des filles, qui tentent de rester en dehors, mais finissent par \u00eatre in\u00e9vitablement entra\u00een\u00e9es vers lui. Le naturel avec lequel les hommes acceptent la version canine du t\u00e9moignage sugg\u00e8re une critique profonde de la logique de l&rsquo;autorit\u00e9, dans laquelle m\u00eame le non-sens est accept\u00e9 s&rsquo;il sert les fins du pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Analyse de Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens d&rsquo;Elena Garro<\/h2>\n\n\n\n<p><em>Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens<\/em>, d&rsquo;Elena Garro, est un r\u00e9cit qui se d\u00e9roule dans un espace ambigu entre imagination et r\u00e9alit\u00e9, et qui utilise le point de vue des enfants pour remettre en question la logique des adultes. Racont\u00e9e par une petite fille, l&rsquo;histoire nous plonge dans une exp\u00e9rience de transformation symbolique o\u00f9 deux fillettes, Eva et la narratrice (Leli), prennent l&rsquo;identit\u00e9 de chiens et s&rsquo;\u00e9chappent du monde humain et de ses r\u00e8gles pour entrer dans une dimension parall\u00e8le r\u00e9gie par l&rsquo;instinct, l&rsquo;observation et une relation directe avec le pr\u00e9sent. Ce passage n&rsquo;est pas un simple fantasme, mais une forme de r\u00e9sistance silencieuse face \u00e0 un environnement hostile et absurde, o\u00f9 les hi\u00e9rarchies religieuses, sociales et affectives ont perdu tout leur sens.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res lignes, le r\u00e9cit s&rsquo;installe dans une atmosph\u00e8re \u00e9trange. La journ\u00e9e compte \u00ab deux jours \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur \u00bb, une image qui bouleverse les cat\u00e9gories temporelles et annonce que ce qui suit ne doit pas \u00eatre lu dans une perspective r\u00e9aliste conventionnelle. Ce d\u00e9doublement temporel est \u00e9galement un d\u00e9doublement ontologique : les filles ne vivent pas seulement dans une maison \u00e0 deux temps, mais elles habitent un monde o\u00f9 les choses peuvent avoir une autre signification et o\u00f9 les corps peuvent prendre de nouvelles formes sans explication rationnelle. La transformation en chiens n&rsquo;est ni expliqu\u00e9e ni dramatis\u00e9e, elle se produit simplement. Mais cette acceptation de l&rsquo;impossible r\u00e9v\u00e8le quelque chose de profond : l&rsquo;enfance, plus qu&rsquo;une \u00e9tape de croissance, se pr\u00e9sente comme un \u00e9tat d&rsquo;ouverture \u00e0 de multiples r\u00e9alit\u00e9s, o\u00f9 les limites entre l&rsquo;humain et l&rsquo;animal, le sacr\u00e9 et le profane, le visible et l&rsquo;invisible, sont mall\u00e9ables.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;espace dans lequel se d\u00e9roule l&rsquo;histoire \u2013 une maison vide et chaude, avec des domestiques apathiques et une atmosph\u00e8re pesante \u2013 fonctionne comme un th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;abandon. L&rsquo;absence des adultes lib\u00e8re les filles, mais les expose \u00e9galement \u00e0 un monde qui, loin de leur offrir pl\u00e9nitude ou joie, leur r\u00e9v\u00e8le une structure absurde et indiff\u00e9rente. Les domestiques, comme Rutilio et Candelaria, agissent davantage comme des figures rituelles que comme des personnages actifs. Leur r\u00f4le est de maintenir un certain semblant d&rsquo;ordre, mais en r\u00e9alit\u00e9, ils sont plong\u00e9s dans des superstitions, des chants et des menaces fantastiques qui renforcent l&rsquo;id\u00e9e que le monde des adultes est r\u00e9gi par des m\u00e9canismes vides, sans contact r\u00e9el avec l&rsquo;exp\u00e9rience des filles.<\/p>\n\n\n\n<p>Le choix des noms \u00ab Cristo \u00bb et \u00ab Buda \u00bb pour les filles transform\u00e9es en chiens n&rsquo;est pas un simple geste d\u00e9coratif. Garro \u00e9tablit un jeu ironique avec les figures religieuses et philosophiques qui ont servi de mod\u00e8le moral \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9. Les deux filles, r\u00e9duites \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;animaux, sont symboliquement exclues de toute possibilit\u00e9 de r\u00e9demption : les chiens ne vont ni au paradis ni au Nirvana. Cette exclusion ironique est une critique voil\u00e9e des constructions religieuses qui d\u00e9finissent la valeur de la vie selon des hi\u00e9rarchies qui excluent les corps consid\u00e9r\u00e9s comme inf\u00e9rieurs. Cependant, cette marginalisation laisse entrevoir une possibilit\u00e9 d&rsquo;authenticit\u00e9 : les chiens \u2014 le Christ, Bouddha et Toni \u2014 sont les seuls \u00eatres qui ne participent pas \u00e0 la violence, qui ne reproduisent pas le crime, qui observent sans intervenir et qui sont incapables de justifier ou de venger.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9pisode central du r\u00e9cit \u2013 le meurtre de deux hommes en pleine rue \u2013 surgit comme une sc\u00e8ne brutale et inexplicable. Ce qui est remarquable, c&rsquo;est qu&rsquo;il se produit \u00ab l&rsquo;autre apr\u00e8s-midi \u00bb, au cours de cette deuxi\u00e8me journ\u00e9e qui se d\u00e9roule en parall\u00e8le, comme si la violence humaine \u00e9tait encapsul\u00e9e dans un plan dont les filles se sont \u00e9loign\u00e9es en se transformant. Cette distance permet \u00e0 Garro de pr\u00e9senter le crime non pas comme un \u00e9v\u00e9nement dramatique qui transforme les personnages, mais comme un spectacle absurde qui n&rsquo;a de sens que dans le regard de ceux qui n&rsquo;y participent pas. Le Christ et Bouddha ne comprennent pas le meurtre, ils ne le jugent pas, ils se contentent de l&rsquo;observer. Ils sont les t\u00e9moins silencieux d&rsquo;une logique qui leur est \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9ponse des hommes arm\u00e9s, qui acceptent les aboiements comme t\u00e9moignage, renforce ce renversement de sens : l&rsquo;ordre humain a perdu toute coh\u00e9rence. Les chiens, qui symbolisent la marge, finissent par valider un acte judiciaire. Le langage ne communique plus, la loi s&rsquo;exerce comme une farce et les valeurs traditionnelles sont remplac\u00e9es par une logique absurde dans laquelle m\u00eame les animaux ont une voix, m\u00eame si cette voix n&rsquo;est pas humaine.<\/p>\n\n\n\n<p>La construction litt\u00e9raire du r\u00e9cit fait appel \u00e0 une prose sensorielle, charg\u00e9e d&rsquo;images tactiles, olfactives et visuelles. Garro ne se concentre pas sur l&rsquo;action ou les dialogues explicatifs : le r\u00e9cit avance par l&rsquo;accumulation d&rsquo;atmosph\u00e8res, de perceptions fragmentaires et de d\u00e9tails minimes, comme l&rsquo;odeur de la terre ou l&rsquo;ombre d&rsquo;une mouche. Cette \u00e9criture accompagne le regard enfantin sans le simplifier : ce que les filles ne comprennent pas, le lecteur ne doit pas non plus le comprendre enti\u00e8rement. Mais ce n&rsquo;est pas un d\u00e9faut narratif, cela fait partie de la conception d&rsquo;une exp\u00e9rience qui doit \u00eatre v\u00e9cue, et non d\u00e9chiffr\u00e9e en termes logiques. Le r\u00e9cit est fait pour perturber la perception, pas pour donner des r\u00e9ponses.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin, lorsque les filles rentrent chez elles et sont trait\u00e9es comme si rien ne s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9, il est confirm\u00e9 qu&rsquo;elles ont franchi une fronti\u00e8re invisible : elles ne sont plus l\u00e0 o\u00f9 elles \u00e9taient auparavant. La phrase finale \u2013 \u00ab ce n&rsquo;\u00e9tait plus vrai \u00bb \u2013 d\u00e9fait toute la construction symbolique du r\u00e9cit sans la d\u00e9samorcer. Ce n&rsquo;est pas que le jeu soit termin\u00e9, mais que la conscience a chang\u00e9. Le retour \u00e0 la vie humaine n&rsquo;efface pas ce qui a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cu, mais le transforme en une marque, en un souvenir qui ne correspond plus \u00e0 la normalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens<\/em> n&rsquo;est ni une fable sur l&rsquo;enfance ni un r\u00e9cit fantastique sur l&rsquo;animalit\u00e9 : c&rsquo;est un r\u00e9cit complexe sur l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9, la violence structurelle, la perte de sens et la perception d&rsquo;un monde divis\u00e9. Garro utilise la voix enfantine non pas pour embellir l&rsquo;exp\u00e9rience, mais pour d\u00e9stabiliser les notions conventionnelles d&rsquo;identit\u00e9, de pouvoir et de justice. Le r\u00e9cit ne nous invite pas \u00e0 chercher des morales, mais \u00e0 rester dans la confusion, l\u00e0 o\u00f9 le mot \u00ab ouah \u00bb peut signifier autant qu&rsquo;un t\u00e9moignage devant la loi, et o\u00f9 la question de savoir qui nous sommes trouve sa r\u00e9ponse, au moins pour un jour, sur le dos d&rsquo;un chien couch\u00e9 sous un arbre.<\/p>\n\n\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans Le jour o\u00f9 nous \u00e9tions des chiens (El d\u00eda que fuimos perros), deux fillettes, Eva et Leli, se retrouvent seules dans une grande maison de campagne pendant que leur famille fuit la chaleur estivale. Abandonn\u00e9es et s&rsquo;ennuyant, elles d\u00e9cident de se transformer symboliquement en chiens et s&rsquo;int\u00e8grent dans le monde de Toni, le chien de la maison encha\u00een\u00e9 dans le jardin. Elles adoptent les noms de Christ et Bouddha et vivent une journ\u00e9e dans un temps parall\u00e8le, \u00e9tranger \u00e0 l&rsquo;ordre humain. Elles y assistent \u00e0 une sc\u00e8ne de violence : deux hommes s&rsquo;affrontent et l&rsquo;un tue l&rsquo;autre. Les soldats interrogent les filles-chiens, qui r\u00e9pondent par des aboiements, et le meurtrier est arr\u00eat\u00e9. Le crime les marque cependant ; le jeu est bris\u00e9 et, de retour \u00e0 la maison, elles ne peuvent plus maintenir la fiction animale. La nuit se charge de pr\u00e9sences fantomatiques et les filles comprennent qu&rsquo;elles ont franchi une ligne : l&rsquo;exp\u00e9rience du crime les a expuls\u00e9es de l&rsquo;innocence et de tout ciel possible, m\u00eame celui imagin\u00e9 pour les chiens.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22376,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_blocks_custom_css":"","_kad_blocks_head_custom_js":"","_kad_blocks_body_custom_js":"","_kad_blocks_footer_custom_js":"","footnotes":""},"categories":[851],"tags":[1373,870],"class_list":["post-22416","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-resumes-de-nouvelles","tag-elena-garro-fr","tag-mexique","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-33"],"acf":[],"taxonomy_info":{"category":[{"value":851,"label":"R\u00e9sum\u00e9s de nouvelles"}],"post_tag":[{"value":1373,"label":"Elena Garro"},{"value":870,"label":"Mexique"}]},"featured_image_src_large":["https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Elena-Garro-El-dia-que-fuimos-perros.-Resumen-y-analisis.webp",1024,1024,false],"author_info":{"display_name":"Juan Pablo Guevara","author_link":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/author\/spartakku\/"},"comment_info":"","category_info":[{"term_id":851,"name":"R\u00e9sum\u00e9s de nouvelles","slug":"resumes-de-nouvelles","term_group":0,"term_taxonomy_id":851,"taxonomy":"category","description":"","parent":0,"count":42,"filter":"raw","cat_ID":851,"category_count":42,"category_description":"","cat_name":"R\u00e9sum\u00e9s de nouvelles","category_nicename":"resumes-de-nouvelles","category_parent":0}],"tag_info":[{"term_id":1373,"name":"Elena Garro","slug":"elena-garro-fr","term_group":0,"term_taxonomy_id":1373,"taxonomy":"post_tag","description":"","parent":0,"count":1,"filter":"raw"},{"term_id":870,"name":"Mexique","slug":"mexique","term_group":0,"term_taxonomy_id":870,"taxonomy":"post_tag","description":"","parent":0,"count":3,"filter":"raw"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22416","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22416"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22416\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22376"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22416"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22416"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22416"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}