{"id":24519,"date":"2025-10-14T18:35:22","date_gmt":"2025-10-14T22:35:22","guid":{"rendered":"https:\/\/lecturia.org\/?p=24519"},"modified":"2025-10-14T18:35:25","modified_gmt":"2025-10-14T22:35:25","slug":"julio-cortazar-le-fils-du-vampire-resume-et-analyse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/resumes-de-nouvelles\/julio-cortazar-le-fils-du-vampire-resume-et-analyse\/24519\/","title":{"rendered":"Julio Cort\u00e1zar : Le fils du vampire \u2014 R\u00e9sum\u00e9 et analyse"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l\u2019argument<\/strong> : Une nuit, le vampire Duggu Van sort de sa tombe et p\u00e9n\u00e8tre dans le ch\u00e2teau o\u00f9 dort Lady Vanda. Attir\u00e9 par sa beaut\u00e9, au lieu de se nourrir, il tombe amoureux d\u2019elle et la poss\u00e8de. Peu apr\u00e8s, Lady Vanda tombe malade et d\u00e9couvre qu\u2019elle est enceinte. Enfer\u00adm\u00e9e dans le ch\u00e2teau, elle est soign\u00e9e par l\u2019infirmi\u00e8re Miss Wilkinson tandis que son corps s\u2019affaiblit. Les m\u00e9decins ne trouvent aucune explication. L\u2019enfant qu\u2019elle porte grandit de fa\u00e7on anormale, absorbant son sang et la transformant. La nuit de l\u2019accouchement, le corps de Lady Vanda change compl\u00e8tement\u202f: sa peau s\u2019assombrit, son sexe se modifie et de son corps \u00e9merge un \u00eatre masculin\u202f: le fils de Duggu Van. \u00c0 minuit, Duggu Van arrive, prend les mains de son fils, et tous deux quittent la fen\u00eatre, laissant derri\u00e8re eux les m\u00e9decins et l\u2019infirmi\u00e8re, incapables de comprendre ce qui vient de se passer.<\/p>\n\n\n<div class=\"gb-container gb-container-1f8cc1bf\">\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Julio-Cortazar-El-hijo-del-vampiro.-Resumen-y-analisis.webp\" alt=\"Julio Cort\u00e1zar : Le fils du vampire \u2014 R\u00e9sum\u00e9 et analyse\" class=\"wp-image-24511\" srcset=\"https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Julio-Cortazar-El-hijo-del-vampiro.-Resumen-y-analisis.webp 1024w, https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Julio-Cortazar-El-hijo-del-vampiro.-Resumen-y-analisis-300x300.webp 300w, https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Julio-Cortazar-El-hijo-del-vampiro.-Resumen-y-analisis-150x150.webp 150w, https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Julio-Cortazar-El-hijo-del-vampiro.-Resumen-y-analisis-768x768.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n<style>.wp-block-kadence-column.kb-section-dir-horizontal > .kt-inside-inner-col > .kt-info-box18741_57566c-11 .kt-blocks-info-box-link-wrap{max-width:unset;}.kt-info-box18741_57566c-11 .kt-blocks-info-box-link-wrap{border-top-left-radius:5px;border-top-right-radius:5px;border-bottom-right-radius:5px;border-bottom-left-radius:5px;background:#88a795;padding-top:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);padding-right:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);padding-bottom:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);padding-left:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);margin-top:var(--global-kb-spacing-sm, 1.5rem);margin-bottom:var(--global-kb-spacing-sm, 1.5rem);}.kt-info-box18741_57566c-11 .kadence-info-box-icon-container .kt-info-svg-icon, .kt-info-box18741_57566c-11 .kt-info-svg-icon-flip, .kt-info-box18741_57566c-11 .kt-blocks-info-box-number{font-size:50px;}.kt-info-box18741_57566c-11 .kt-blocks-info-box-media{border-top-width:0px;border-right-width:0px;border-bottom-width:0px;border-left-width:0px;padding-top:10px;padding-right:10px;padding-bottom:10px;padding-left:10px;}.kt-info-box18741_57566c-11 .kt-blocks-info-box-media-container{margin-top:0px;margin-right:15px;margin-bottom:0px;margin-left:15px;}.kt-info-box18741_57566c-11 .kt-infobox-textcontent h2.kt-blocks-info-box-title{color:var(--base-3);font-size:var(--global-kb-font-size-md, 1.25rem);}.kt-info-box18741_57566c-11 .kt-infobox-textcontent .kt-blocks-info-box-text{color:var(--base-2);}.wp-block-kadence-infobox.kt-info-box18741_57566c-11 .kt-blocks-info-box-text{font-size:var(--global-kb-font-size-sm, 0.9rem);}.kt-info-box18741_57566c-11 .kt-blocks-info-box-learnmore{background:transparent;border-width:0px 0px 0px 0px;padding-top:4px;padding-right:8px;padding-bottom:4px;padding-left:8px;margin-top:10px;margin-right:0px;margin-bottom:10px;margin-left:0px;}<\/style>\n<div class=\"wp-block-kadence-infobox kt-info-box18741_57566c-11\"><span class=\"kt-blocks-info-box-link-wrap info-box-link kt-blocks-info-box-media-align-top kt-info-halign-center\"><div class=\"kt-infobox-textcontent\"><h2 class=\"kt-blocks-info-box-title\">Avertissement<\/h2><p class=\"kt-blocks-info-box-text\">Le r\u00e9sum\u00e9 et l&rsquo;analyse qui suivent ne sont qu&rsquo;une apparence et l&rsquo;une des nombreuses lectures possibles du texte. Ils ne se substituent en aucun cas \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience de la lecture int\u00e9grale de l&rsquo;\u0153uvre.<\/p><\/div><\/span><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9 de <em>Le fils du vampire<\/em> de Julio Cort\u00e1zar<\/h2>\n\n\n\n<p>Chaque nuit \u00e0 minuit, Duggu Van, un vampire ancien, sort de sa tombe et parcourt les galeries du ch\u00e2teau \u00e0 la recherche de sang frais. Son corps, mort depuis l\u2019an 1060, garde une apparence humide et terreuse, sa peau \u00e9tant terne comme du bois immerg\u00e9, tandis que ses yeux restent intens\u00e9ment vivants. Il marche en silence, v\u00eatu de bleu fonc\u00e9 et entour\u00e9 d\u2019une odeur rance, jusqu\u2019au chevet de Lady Vanda, qui dort paisiblement sans soup\u00e7onner sa pr\u00e9sence. Pourtant, une nuit, quelque chose change\u202f: Duggu Van ne se jette pas sur sa victime comme \u00e0 l\u2019habitude. \u00c0 la place, il s\u2019arr\u00eate, l\u2019observe et se sent envahi par un sentiment inconnu. Il tombe amoureux.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que son instinct le pousse \u00e0 se nourrir, l\u2019amour qu\u2019il ressent pour Lady Vanda le retient. Finalement, il la poss\u00e8de, tant en tant que vampire qu\u2019en tant qu\u2019amant. \u00c0 son r\u00e9veil, Lady Vanda se sent faible et malade, et le ch\u00e2teau se remplit de m\u00e9decins, de rituels, de diagnostics et d\u2019incantations. On \u00e9carte l\u2019id\u00e9e d\u2019un simple cauchemar quand, avec le temps, on d\u00e9couvre qu\u2019elle est enceinte.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019acc\u00e8s au ch\u00e2teau est scell\u00e9 et Duggu Van ne peut plus la revoir. Il se nourrit d\u2019enfants, de brebis, m\u00eame de porcs, mais aucun sang ne rivalise avec celui de Lady Vanda. Depuis sa tombe humide, il l\u2019imagine constamment elle et l\u2019enfant \u00e0 na\u00eetre. La faim le consume, mais le d\u00e9sir de former une famille avec elle et leur descendance le maintient en vie. Il fantasme de casser les serrures, de l\u2019enlever et de construire un tombeau matrimonial pour vivre ensemble. Toutefois, le paludisme l\u2019affaiblit et la fi\u00e8vre le rend fou. Malgr\u00e9 sa nature immortelle, Duggu Van souffre comme un homme, entra\u00een\u00e9 par un amour qui le consume autant que la faim.<\/p>\n\n\n\n<p>Lady Vanda, pour sa part, devient de plus en plus p\u00e2le et \u00e9th\u00e9r\u00e9e. Elle r\u00e9p\u00e8te d\u2019une voix faible que l\u2019enfant est comme son p\u00e8re. Miss Wilkinson, infirmi\u00e8re anglaise, en vient \u00e0 la conclusion que la cr\u00e9ature la saigne de l\u2019int\u00e9rieur avec une cruaut\u00e9 raffin\u00e9e. Les m\u00e9decins proposent un avortement, mais elle refuse, se tenant tendrement \u00e0 son ventre. \u00c0 mesure que la grossesse avance, son corps commence \u00e0 c\u00e9der compl\u00e8tement. La cr\u00e9ature n\u2019occupe pas seulement son ut\u00e9rus : elle envahit le reste de son organisme, la d\u00e9pla\u00e7ant de l\u2019int\u00e9rieur. Elle ne peut plus parler ni bouger ; tout son sang semble d\u00e9sormais dans le corps de son fils. La transformation n\u2019est pas soudaine : elle est lente, progressive, imperceptible au d\u00e9but, mais implacable.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, le jour de l\u2019accouchement arrive, fix\u00e9 avec pr\u00e9cision par la m\u00e9moire de l\u2019attaque de Duggu Van. Quatre m\u00e9decins entourent le lit. \u00c0 l\u2019ext\u00e9rieur, Miss Wilkinson voit le vampire s\u2019approcher. Son visage s\u2019est d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 : il est plus terrestre, plus terne, et ses yeux ne brillent plus mais ressemblent \u00e0 deux questions flottantes. Pourtant, sa voix est sereine lorsqu\u2019il affirme que l\u2019enfant lui appartient et que personne ne peut s\u2019interposer entre eux.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la chambre, le corps de Lady Vanda commence \u00e0 se transmuter devant les yeux stup\u00e9faits des m\u00e9decins. Sa peau s\u2019assombrit, ses muscles se raidissent et son sexe change. La femme dispara\u00eet et \u00e0 sa place \u00e9merge une toute nouvelle figure masculine. Quand l\u2019horloge sonne minuit, l\u2019\u00eatre gest\u00e9 en Lady Vanda se redresse, tend les bras et regarde vers la porte ouverte.<\/p>\n\n\n\n<p>Duggu Van entre sans pr\u00eater attention \u00e0 quiconque. Il s\u2019approche, prend les mains de son fils, et les deux se regardent avec une familiarit\u00e9 ancienne, comme s\u2019ils s\u2019\u00e9taient toujours connus. Puis, sans un mot, ils s\u2019\u00e9loignent par la fen\u00eatre, laissant derri\u00e8re eux le lit froiss\u00e9, les m\u00e9decins en \u00e9tat de choc, les instruments d\u2019accouchement inutilis\u00e9s, et Miss Wilkinson, debout \u00e0 la porte, posant des questions que personne ne pourra jamais r\u00e9pondre. Il n\u2019y a ni cris ni drame. Seulement un silence final qui consacre l\u2019impossible.<\/p>\n\n\n<style>.wp-block-kadence-column.kb-section-dir-horizontal > .kt-inside-inner-col > .kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{max-width:unset;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{border-top:2px solid var(--base);border-right:2px solid var(--base);border-bottom:2px solid var(--base);border-left:2px solid var(--base);border-top-left-radius:10px;border-top-right-radius:10px;border-bottom-right-radius:10px;border-bottom-left-radius:10px;background:#bc7b77;padding-top:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);padding-right:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);padding-bottom:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);padding-left:var(--global-kb-spacing-xs, 1rem);margin-top:var(--global-kb-spacing-sm, 1.5rem);margin-bottom:var(--global-kb-spacing-sm, 1.5rem);}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kadence-info-box-icon-container .kt-info-svg-icon, .kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-info-svg-icon-flip, .kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-number{font-size:50px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-media{background:var(--global-palette7, #eeeeee);border-color:var(--global-palette7, #eeeeee);border-radius:200px;overflow:hidden;border-top-width:0px;border-right-width:0px;border-bottom-width:0px;border-left-width:0px;padding-top:2px;padding-right:2px;padding-bottom:2px;padding-left:2px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-media-container{margin-top:0px;margin-right:15px;margin-bottom:10px;margin-left:15px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-media .kadence-info-box-image-intrisic img{border-radius:200px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-infobox-textcontent h2.kt-blocks-info-box-title{color:#dbc7c9;font-size:20px;padding-top:0px;padding-right:0px;padding-bottom:0px;padding-left:0px;margin-top:5px;margin-right:0px;margin-bottom:10px;margin-left:0px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-infobox-textcontent .kt-blocks-info-box-text{color:var(--base-3);}.wp-block-kadence-infobox.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-text{font-size:16px;font-style:normal;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-learnmore{color:var(--base-3);background:#cd9b9d;border-radius:10px;font-size:var(--global-kb-font-size-sm, 0.9rem);text-transform:uppercase;border-width:0px 0px 0px 0px;padding-top:4px;padding-right:20px;padding-bottom:4px;padding-left:20px;margin-top:10px;margin-right:0px;margin-bottom:10px;margin-left:0px;}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{box-shadow:0px 0px 0px 0px rgba(0, 0, 0, 0);}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap:hover{box-shadow:0px 0px 14px 0px rgba(0, 0, 0, 0.2);}@media all and (max-width: 1024px){.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{border-top:2px solid var(--base);border-right:2px solid var(--base);border-bottom:2px solid var(--base);border-left:2px solid var(--base);box-shadow:0px 0px 0px 0px rgba(0, 0, 0, 0);}}@media all and (max-width: 1024px){.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap:hover{box-shadow:0px 0px 14px 0px rgba(0, 0, 0, 0.2);}}@media all and (max-width: 767px){.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap{border-top:2px solid var(--base);border-right:2px solid var(--base);border-bottom:2px solid var(--base);border-left:2px solid var(--base);box-shadow:0px 0px 0px 0px rgba(0, 0, 0, 0);}.kt-info-box18849_58c2b8-d5 .kt-blocks-info-box-link-wrap:hover{box-shadow:0px 0px 14px 0px rgba(0, 0, 0, 0.2);}}<\/style>\n<div class=\"wp-block-kadence-infobox kt-info-box18849_58c2b8-d5\"><a class=\"kt-blocks-info-box-link-wrap info-box-link kt-blocks-info-box-media-align-top kt-info-halign-center\" href=\"https:\/\/lecturia.org\/cuentos-y-relatos\/julio-cortazar-hijo-del-vampiro\/535\/\"><div class=\"kt-infobox-textcontent\"><h2 class=\"kt-blocks-info-box-title\">Julio Cort\u00e1zar: Le fils du vampire<\/h2><p class=\"kt-blocks-info-box-text\">Nouvelle compl\u00e8te<\/p><div class=\"kt-blocks-info-box-learnmore-wrap\"><span class=\"kt-blocks-info-box-learnmore\">LIRE<\/span><\/div><\/div><\/a><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Personnages de <em>Le fils du vampire<\/em>, de Julio Cort\u00e1zar<\/h2>\n\n\n\n<p>Duggu Van est le protagoniste, un vampire qui a v\u00e9cu pendant des si\u00e8cles depuis sa mort apparente en l\u2019an 1060. Il est une figure nocturne et silencieuse, au visage perturbant, avec une peau humide et opaque et des yeux intenses qui contrastent avec le reste de son visage morne. Il est habitu\u00e9 \u00e0 se d\u00e9placer sans \u00eatre remarqu\u00e9, errant dans le ch\u00e2teau \u00e0 pas invisibles et entour\u00e9 d\u2019une pr\u00e9sence impr\u00e9gn\u00e9e de parfums rances. Ce qui distingue ce personnage, c\u2019est la transformation \u00e9motionnelle inattendue qu\u2019il subit : bien que sa nature le pousse \u00e0 se nourrir de sang humain, pour la premi\u00e8re fois il \u00e9prouve l\u2019amour. Lady Vanda n\u2019est pas pour lui une simple victime : Duggu Van est attir\u00e9 par sa beaut\u00e9, et son d\u00e9sir se transforme en un amour bruyant, obsessionnel. Au fil du r\u00e9cit, il souffre de ne pouvoir l\u2019atteindre, s\u2019affaiblit physiquement et mentalement, et finit obs\u00e9d\u00e9 par l\u2019enfant qu\u2019il a engendr\u00e9. Malgr\u00e9 sa nature monstrueuse, Cort\u00e1zar l\u2019humanise par le d\u00e9sir et l\u2019attente, lui conf\u00e9rant une tendresse inqui\u00e9tante.<\/p>\n\n\n\n<p>Lady Vanda est le personnage le plus tragique du r\u00e9cit. Elle incarne la beaut\u00e9 dormante, l\u2019innocence profan\u00e9e, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 expos\u00e9e \u00e0 une menace qui se manifeste avec violence, bien que celle-ci soit voil\u00e9e par l\u2019atmosph\u00e8re fantastique. Duggu Van entre dans sa chambre alors qu\u2019elle dort, l\u2019observe, et la prend de force : le conte d\u00e9crit ce moment dans un langage suggestif, mais la violence est manifeste. Son r\u00f4le ne se limite pas \u00e0 celui de victime du vampire, mais s\u2019\u00e9tend \u00e0 celui de m\u00e8re d\u2019une cr\u00e9ature impossible. D\u00e8s qu\u2019elle est poss\u00e9d\u00e9e, elle entre dans un \u00e9tat de langueur progressive. Son corps se transforme au cours de la grossesse, et l\u2019enfant qu\u2019elle porte l\u2019aspire peu \u00e0 peu, la saigne jusqu\u2019\u00e0 la consumer compl\u00e8tement. Pourtant, son attitude face \u00e0 ce processus est celle d\u2019une abandon compl\u00e8te : elle ne rejette jamais l\u2019enfant, et continue de caresser son ventre m\u00eame lorsque toute \u00e9nergie l\u2019a quitt\u00e9e. Elle r\u00e9p\u00e8te, avec une tendresse r\u00e9sign\u00e9e, qu\u2019il est \u00ab\u202fcomme son p\u00e8re\u202f\u00bb, sans remettre en question le destin impos\u00e9. Sa transformation finale \u2014 o\u00f9 elle est litt\u00e9ralement remplac\u00e9e par la cr\u00e9ature qu\u2019elle a port\u00e9e \u2014 ach\u00e8ve son effacement comme individu. Cette annihilation ne na\u00eet pas de l\u2019amour, mais d\u2019une continuit\u00e9 impos\u00e9e : son corps viol\u00e9 devient le r\u00e9ceptacle du monstre, et son acceptation de la grossesse n\u2019implique pas le consentement, mais une fa\u00e7on d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e de se r\u00e9concilier avec l\u2019in\u00e9vitable.<\/p>\n\n\n\n<p>Miss Wilkinson est l\u2019infirmi\u00e8re anglaise en charge des soins de Lady Vanda. Sa pr\u00e9sence introduit un contrepoint int\u00e9ressant dans le r\u00e9cit\u202f: femme pragmatique, amateur de gin et dot\u00e9e d\u2019un certain cynisme, elle repr\u00e9sente le regard externe qui observe les \u00e9v\u00e9nements sans les comprendre compl\u00e8tement, mais sans perdre sa contenance. Elle est un t\u00e9moin : elle voit ce qui se passe, mais ne peut pas intervenir. Bien qu\u2019elle ne soit pas un personnage central, elle est la seule \u00e0 accompagner le processus de d\u00e9t\u00e9rioration de Lady Vanda du d\u00e9but \u00e0 la fin. Par ses observations \u2014 notamment lorsqu\u2019elle voit Duggu Van s\u2019approcher la nuit de l\u2019accouchement \u2014 le lecteur per\u00e7oit l\u2019incompr\u00e9hensibilit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne. Son trouble final, quand elle reste \u00e0 la porte posant des questions auxquelles personne ne peut r\u00e9pondre, incarne l\u2019impuissance de la logique face \u00e0 ce qui est inexplicable. Elle fonctionne comme un m\u00e9diateur entre le lecteur et le fantastique, et est la seule \u00e0 conserver une posture \u00e9motionnelle sans perdre un sens pratique. Son incr\u00e9dulit\u00e9 n\u2019est pas seulement scientifique \u2014 elle est profond\u00e9ment humaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Les m\u00e9decins entourant Lady Vanda jouent davantage le r\u00f4le d\u2019une entit\u00e9 collective que celui de personnages individuels. Ils repr\u00e9sentent la science, la tentative d\u2019expliquer l\u2019inexplicable par des moyens rationnels. Ils participent aux diagnostics, proposent un avortement, et finalement deviennent des t\u00e9moins silencieux d\u2019une m\u00e9tamorphose qui les d\u00e9passe. Leur peur lors de l\u2019accouchement et leur incapacit\u00e9 \u00e0 agir les laissent paralys\u00e9s. Ils n\u2019ont ni visage ni nom, et incarnent donc la frustration du savoir technique face \u00e0 l\u2019inconnaissable. Ce sont des figures presque th\u00e9\u00e2trales dont le discours \u00e9choue quand la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9passe ce que le langage peut nommer.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Analyse de <em>Le fils du vampire<\/em>, de Julio Cort\u00e1zar<\/h2>\n\n\n\n<p><em>Le fils du vampire<\/em>, \u00e9crit par Julio Cort\u00e1zar en 1937 et publi\u00e9 \u00e0 titre posthume dans 1994, est un r\u00e9cit inscrit dans le genre fantastique, mais selon une perspective inhabituelle : le surnaturel ne surgit pas brusquement, il se d\u00e9ploie comme une logique interne et d\u00e9vastatrice. Plut\u00f4t que de b\u00e2tir une histoire de pers\u00e9cution ou de r\u00e9sistance face au monstre, Cort\u00e1zar propose une fable sombre o\u00f9 l\u2019horreur na\u00eet de l\u2019int\u00e9rieur : du corps f\u00e9minin, du d\u00e9sir, de l\u2019h\u00e9ritage. Bien qu\u2019il appartienne aux sous-genres du gothique et du vampirisme, le r\u00e9cit s\u2019en \u00e9loigne des conventions usuelles : ici, il n\u2019y a ni pieu ni chasseur, mais amour, grossesse, maladie et disparition. Le vampire n\u2019agresse pas de l\u2019ext\u00e9rieur\u202f: il f\u00e9conde, il consomme, il remplace.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019action se d\u00e9roule dans un ch\u00e2teau sans nom, dans un temps flou qui pourrait \u00eatre m\u00e9di\u00e9val ou suspendu hors du calendrier. L\u2019espace est marqu\u00e9 par l\u2019enfermement : la tombe, les galeries, la chambre, le lit. Chacun de ces espaces est charg\u00e9 symboliquement comme des lieux d\u2019attente, de confinement et de mutation. Le ch\u00e2teau n\u2019est pas simplement un d\u00e9cor \u2014 c\u2019est une sorte de matrice m\u00e9taphorique dans laquelle l\u2019histoire elle-m\u00eame est gest\u00e9e, comme l\u2019enfant monstrueux l\u2019est dans le ventre de Lady Vanda. La narration est assur\u00e9e par un narrateur omniscient \u00e0 la troisi\u00e8me personne qui observe avec distance et avec un ton ironique discret, parfois presque complice, renfor\u00e7ant l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 de ce qui est racont\u00e9. Ce narrateur ne juge pas ni ne moralise, mais il ne dissimule pas pour autant l\u2019\u00e9tranget\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019un des th\u00e8mes les plus troublants du r\u00e9cit est l\u2019enchev\u00eatrement de l\u2019amour, de la violence et de la gestation. Duggu Van ne se contente pas de tomber amoureux de Lady Vanda\u202f: il la viole. Le texte sugg\u00e8re cet acte par une prose stylis\u00e9e, mais les \u00e9l\u00e9ments sont clairement l\u00e0\u202f: elle dort, il l\u2019observe, et lorsqu\u2019elle s\u2019\u00e9veille, elle s\u2019\u00e9vanouit. Leur union n\u2019est ni d\u00e9sir\u00e9e ni consentie. Cet acte fondateur, qui pourrait instaurer un lien entre deux \u00eatres, engendre en v\u00e9rit\u00e9 une cr\u00e9ature qui d\u00e9truit sa m\u00e8re. \u00c0 ce titre, le r\u00e9cit bouleverse radicalement l\u2019image de la maternit\u00e9 en tant qu\u2019exp\u00e9rience de pl\u00e9nitude : ici, porter un enfant, c\u2019est dispara\u00eetre. La grossesse n\u2019aboutit pas \u00e0 la naissance d\u2019un \u00ab autre \u00bb, mais au remplacement du soi.<\/p>\n\n\n\n<p>Le corps f\u00e9minin, dans ce r\u00e9cit, n\u2019est pas seulement un site de reproduction, mais un champ d\u2019occupation. Le fils de Duggu Van n\u2019habite pas simplement l\u2019ut\u00e9rus de Lady Vanda : il le d\u00e9borde, l\u2019envahit, l\u2019absorbe. Sa pr\u00e9sence interne efface la voix, la force, le sang, et finalement l\u2019identit\u00e9 de sa m\u00e8re. Il n\u2019y a pas d\u2019accouchement : il y a substitution. Pas de d\u00e9livrance : seulement transfiguration. Le corps de Lady Vanda, tout comme le ch\u00e2teau, devient un r\u00e9cipient du monstrueux.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre th\u00e8me majeur est celui de l\u2019h\u00e9ritage et de la perp\u00e9tuation. Le fils du vampire n\u2019est pas une figure hybride ni ambivalente : il n\u2019allie pas l\u2019humain et le monstrueux, il incarne pleinement la continuit\u00e9 du vampirisme. Il n\u2019h\u00e9rite de rien de la m\u00e8re : il l\u2019\u00e9limine. Il est une r\u00e9plique perfectionn\u00e9e du p\u00e8re. Cette vision de la lign\u00e9e est profond\u00e9ment perturbante : au lieu de produire de la nouveaut\u00e9 ou du renouveau, l\u2019enfant est une r\u00e9p\u00e9tition sans faille du monstre. Cort\u00e1zar semble sugg\u00e9rer que, dans certains ordres symboliques, l\u2019h\u00e9ritage ne transmet pas la vie, mais la mort. Ce qui se perp\u00e9tue n\u2019est pas une histoire, mais une mal\u00e9diction.<\/p>\n\n\n\n<p>Le style d\u2019\u00e9criture de ce conte \u2014 r\u00e9dig\u00e9 alors que Cort\u00e1zar avait un peu plus de vingt ans \u2014 r\u00e9v\u00e8le d\u00e9j\u00e0 une conscience esth\u00e9tique tr\u00e8s marqu\u00e9e. La prose est dense, rythm\u00e9e, emplie d\u2019images sensorielles oscillant entre l\u2019\u00e9l\u00e9gance et le macabre. Il n\u2019y a ni rebond dramatique ni rupture temporelle : le r\u00e9cit progresse avec une cadence hypnotique, comme un rituel. L\u2019horreur ne s\u2019annonce pas, elle s\u2019insinue. Le narrateur \u00e9vite les explications, ne cherche pas \u00e0 convaincre le lecteur, mais plut\u00f4t \u00e0 le placer face \u00e0 l\u2019in\u00e9vitable. Les transformations ne se produisent pas comme des miracles ou des ch\u00e2timents, mais comme la logique interne d\u2019un monde qui se replie sur lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Le ton g\u00e9n\u00e9ral du texte est ambigu : il m\u00eale la solennit\u00e9 du gothique \u00e0 une ironie subtile. Cort\u00e1zar s\u2019autorise quelques touches humoristiques (comme le paludisme du vampire ou le gin de Miss Wilkinson), mais ne rompt jamais l\u2019atmosph\u00e8re pesante qui enveloppe le conte. Cette alliance de la sinistreurs et de l\u2019ironie ne d\u00e9samorce pas l\u2019horreur : elle la complexifie. Le monstrueux ne crie pas, mais il avance sans rel\u00e2che.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne finale concentre tout le poids symbolique du r\u00e9cit. \u00c0 minuit tapant, le corps de Lady Vanda a disparu. \u00c0 sa place, son fils \u00e9merge \u2014 totalement form\u00e9, autonome, d\u00e9pourvu de tout besoin humain. Duggu Van le reconna\u00eet imm\u00e9diatement, et le fils l\u2019accepte sans r\u00e9serve. Il n\u2019y a ni conflit g\u00e9n\u00e9rationnel, ni s\u00e9paration. P\u00e8re et fils sortent par la fen\u00eatre, abandonnant le monde des m\u00e9decins, des instruments chirurgicaux et des t\u00e9moins rationnels incapables de comprendre ce qui s\u2019est pass\u00e9. Il n\u2019y a ni explication ni punition : seulement un vide rempli de questions.<\/p>\n\n\n\n<p>Miss Wilkinson, ultime t\u00e9moin de l\u2019ineffable, incarne la position du lecteur face au r\u00e9cit. Son geste de questionner \u2014 \u00e0 voix basse, sans espoir \u2014 fait \u00e9cho \u00e0 ce qui reste en suspens apr\u00e8s la lecture. Comme dans d\u2019autres \u0153uvres de Cort\u00e1zar, le fantastique ici ne vise pas \u00e0 \u00eatre r\u00e9solu : il reste ouvert. Dans ce r\u00e9cit, l\u2019\u00e9tonnement n\u2019est pas un effet litt\u00e9raire, mais le c\u0153ur de l\u2019exp\u00e9rience narrative. Le conte ne se cl\u00f4t pas sur une r\u00e9ponse, mais sur une disparition. Et cela le rend d\u2019autant plus perturbateur.<\/p>\n\n\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une nuit, le vampire Duggu Van sort de sa tombe et p\u00e9n\u00e8tre dans le ch\u00e2teau o\u00f9 dort Lady Vanda. Attir\u00e9 par sa beaut\u00e9, au lieu de se nourrir, il tombe amoureux d\u2019elle et la poss\u00e8de. Peu apr\u00e8s, Lady Vanda tombe malade et d\u00e9couvre qu\u2019elle est enceinte. Enfer\u00adm\u00e9e dans le ch\u00e2teau, elle est soign\u00e9e par l\u2019infirmi\u00e8re Miss Wilkinson tandis que son corps s\u2019affaiblit. Les m\u00e9decins ne trouvent aucune explication. L\u2019enfant qu\u2019elle porte grandit de fa\u00e7on anormale, absorbant son sang et la transformant. La nuit de l\u2019accouchement, le corps de Lady Vanda change compl\u00e8tement\u202f: sa peau s\u2019assombrit, son sexe se modifie et de son corps \u00e9merge un \u00eatre masculin\u202f: le fils de Duggu Van. \u00c0 minuit, Duggu Van arrive, prend les mains de son fils, et tous deux quittent la fen\u00eatre, laissant derri\u00e8re eux les m\u00e9decins et l\u2019infirmi\u00e8re, incapables de comprendre ce qui vient de se passer.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":24511,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_blocks_custom_css":"","_kad_blocks_head_custom_js":"","_kad_blocks_body_custom_js":"","_kad_blocks_footer_custom_js":"","footnotes":""},"categories":[851],"tags":[841,1449],"class_list":["post-24519","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-resumes-de-nouvelles","tag-argentine","tag-julio-cortazar-fr","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-33"],"acf":[],"taxonomy_info":{"category":[{"value":851,"label":"R\u00e9sum\u00e9s de nouvelles"}],"post_tag":[{"value":841,"label":"Argentine"},{"value":1449,"label":"Julio Cort\u00e1zar"}]},"featured_image_src_large":["https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Julio-Cortazar-El-hijo-del-vampiro.-Resumen-y-analisis.webp",1024,1024,false],"author_info":{"display_name":"Juan Pablo Guevara","author_link":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/author\/spartakku\/"},"comment_info":"","category_info":[{"term_id":851,"name":"R\u00e9sum\u00e9s de nouvelles","slug":"resumes-de-nouvelles","term_group":0,"term_taxonomy_id":851,"taxonomy":"category","description":"","parent":0,"count":42,"filter":"raw","cat_ID":851,"category_count":42,"category_description":"","cat_name":"R\u00e9sum\u00e9s de nouvelles","category_nicename":"resumes-de-nouvelles","category_parent":0}],"tag_info":[{"term_id":841,"name":"Argentine","slug":"argentine","term_group":0,"term_taxonomy_id":841,"taxonomy":"post_tag","description":"","parent":0,"count":10,"filter":"raw"},{"term_id":1449,"name":"Julio Cort\u00e1zar","slug":"julio-cortazar-fr","term_group":0,"term_taxonomy_id":1449,"taxonomy":"post_tag","description":"","parent":0,"count":3,"filter":"raw"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24519","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24519"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24519\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/24511"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24519"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24519"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24519"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}