{"id":27419,"date":"2026-04-08T14:46:27","date_gmt":"2026-04-08T18:46:27","guid":{"rendered":"https:\/\/lecturia.org\/?p=27419"},"modified":"2026-04-08T14:46:29","modified_gmt":"2026-04-08T18:46:29","slug":"leon-bloy-les-captifs-de-longjumeau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/nouvelles\/leon-bloy-les-captifs-de-longjumeau\/27419\/","title":{"rendered":"L\u00e9on Bloy : Les captifs de Longjumeau"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Synopsis :<\/strong> \u00ab Les captifs de Longjumeau \u00bb est une nouvelle de l&rsquo;\u00e9crivain fran\u00e7ais L\u00e9on Bloy, publi\u00e9e en 1894 dans le recueil <em>Histoires d\u00e9sobligeantes<\/em>. Un jeune couple s&rsquo;installe \u00e0 Longjumeau, dans la banlieue parisienne, dans une magnifique demeure acquise pour eux par un notaire de renom. Ils y vivent ce qui semble \u00eatre une lune de miel \u00e9ternelle, consacr\u00e9s l\u2019un \u00e0 l\u2019autre et isol\u00e9s du reste du monde. Cependant, derri\u00e8re cette retraite romantique se cache un secret : une force myst\u00e9rieuse qui semble les maintenir \u00e9trangement li\u00e9s \u00e0 leur demeure.<\/p>\n\n\n<div class=\"gb-container gb-container-20f9bc9f\">\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"768\" src=\"https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Leon-Bloy-Los-cautivos-de-Longjumeau.webp\" alt=\"L\u00e9on Bloy : Les captifs de Longjumeau\" class=\"wp-image-27418\" srcset=\"https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Leon-Bloy-Los-cautivos-de-Longjumeau.webp 768w, https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Leon-Bloy-Los-cautivos-de-Longjumeau-300x300.webp 300w, https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Leon-Bloy-Los-cautivos-de-Longjumeau-150x150.webp 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Les captifs de Longjumeau<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">L\u00e9on Bloy<br>(Nouvelle compl\u00e8te)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\" style=\"font-size:15px\"><em>\u00c0 Mme Henriette L&rsquo;Huillier<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le <em>Postillon<\/em> <em>de<\/em> <em>Longjumeau<\/em> annon\u00e7ait hier la fin d\u00e9plorable des deux Fourmi. Cette feuille, recommand\u00e9e \u00e0 juste titre pour l&rsquo;abondance et la qualit\u00e9 de ses informations, se perdait en conjectures sur les causes myst\u00e9rieuses du d\u00e9sespoir qui vient de pr\u00e9cipiter au suicide ces \u00e9poux qu&rsquo;on croyait heureux.<\/p>\n\n\n\n<p>Mari\u00e9s tr\u00e8s jeunes et toujours au lendemain de leurs noces depuis vingt ans, ils n&rsquo;avaient pas quitt\u00e9 la ville un <em>seul<\/em> jour.<\/p>\n\n\n\n<p>All\u00e9g\u00e9s par la pr\u00e9voyance de leurs auteurs de tous les soucis d&rsquo;argent qui peuvent empoisonner la vie conjugale, amplement pourvus, au contraire, de ce qui est n\u00e9cessaire pour agr\u00e9menter un genre d&rsquo;union l\u00e9gitime sans doute, mais si peu conforme \u00e0 ce besoin de vicissitudes amoureuses qui travaille ordinairement les versatiles humains, ils r\u00e9alisaient, aux yeux du monde, le miracle de la tendresse \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Un beau soir de mai, le lendemain de la chute de M. Thiers, le train de grande ceinture les avait amen\u00e9s avec leurs parents venus pour les installer dans la d\u00e9licieuse propri\u00e9t\u00e9 qui devait abriter leur joie.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Longjumelliens au c\u0153ur pur avaient vu passer avec attendrissement ce joli couple que le v\u00e9t\u00e9rinaire compara sans h\u00e9siter \u00e0 Paul et \u00e0 Virginie.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils \u00e9taient, en effet, ce jour-l\u00e0, v\u00e9ritablement tr\u00e8s bien et ressemblaient \u00e0 des enfants p\u00e2les de grand seigneur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ma\u00eetre Pi\u00e9cu, le notaire le plus important du canton, leur avait acquis, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la ville, un nid de verdure que leur eussent envi\u00e9 les morts. Car il faut en convenir, le jardin faisait penser \u00e0 un cimeti\u00e8re abandonn\u00e9. Cet aspect ne leur d\u00e9plut pas, sans doute, puisqu&rsquo;ils ne firent, par la suite, aucun changement et laiss\u00e8rent cro\u00eetre les v\u00e9g\u00e9taux en libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour me servir d&rsquo;une expression profond\u00e9ment originale de ma\u00eetre Pi\u00e9cu, ils v\u00e9curent <em>dans<\/em> <em>les<\/em> <em>nuages<\/em>, ne voyant \u00e0 peu pr\u00e8s personne, non par malice ou d\u00e9dain, mais tout simplement parce qu&rsquo;ils n&rsquo;y pens\u00e8rent jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis, il aurait fallu se d\u00e9senlacer quelques heures ou quelques minutes, interrompre les extases, et, ma foi! consid\u00e9rant la bri\u00e8vet\u00e9 de la vie, ces \u00e9poux extraordinaires n&rsquo;en avaient pas le courage.<\/p>\n\n\n\n<p>Un des plus grands hommes du Moyen Age, ma\u00eetre Jean Tauler, raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un solitaire \u00e0 qui un visiteur importun vint demander un objet qui se trouvait dans sa cellule. Le solitaire se mit en devoir d&rsquo;entrer chez lui pour y prendre l&rsquo;objet. Mais, en entrant, il oublia de quoi il s&rsquo;agissait, car l&rsquo;image des choses ext\u00e9rieures ne pouvait demeurer dans son esprit. Il sortit donc et pria le visiteur de lui dire ce qu&rsquo;il voulait. Celui-ci renouvela sa demande. Le solitaire rentra, mais avant de saisir ledit objet, il en avait perdu la m\u00e9moire. Apr\u00e8s plusieurs exp\u00e9riences, il fut oblig\u00e9 de dire \u00e0 l&rsquo;importun: &#8211; Entrez et cherchez vous-m\u00eame ce qu&rsquo;il vous faut, car <em>je<\/em> <em>ne<\/em> <em>puis<\/em> <em>garder<\/em> <em>votre<\/em> <em>image<\/em> <em>en<\/em> <em>moi<\/em> assez longtemps pour faire ce que vous me demandez.<\/p>\n\n\n\n<p>M. et Mme Fourmi m&rsquo;ont souvent rappel\u00e9 ce solitaire. Ils eussent donn\u00e9 volontiers tout ce qu&rsquo;on leur aurait demand\u00e9, s&rsquo;ils avaient pu s&rsquo;en souvenir un seul instant.<\/p>\n\n\n\n<p>Leurs distractions \u00e9taient fameuses, on en parlait jusqu&rsquo;\u00e0 Corbeil. Cependant, ils n&rsquo;avaient pas l&rsquo;air d&rsquo;en souffrir et la \u00abfuneste\u00bb r\u00e9solution qui a termin\u00e9 leur existence g\u00e9n\u00e9ralement envi\u00e9e doit para\u00eetre inexplicable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">* * *<\/p>\n\n\n\n<p>Une lettre ancienne d\u00e9j\u00e0 de ce malheureux Fourmi, que je connus avant son mariage, m&rsquo;a permis de reconstituer, par voie d&rsquo;induction, toute sa lamentable histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici donc cette lettre. On verra, peut-\u00eatre, que mon ami n&rsquo;\u00e9tait ni un fou, ni un imb\u00e9cile.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u2026 Pour la dixi\u00e8me ou vingti\u00e8me fois, cher ami, nous te manquons de parole, outrageusement. Quelle que soit ta patience, je suppose que tu dois \u00eatre las de nous inviter. La v\u00e9rit\u00e9, c&rsquo;est que cette derni\u00e8re fois, aussi bien que les pr\u00e9c\u00e9dentes, nous avons \u00e9t\u00e9 sans excuses, ma femme et moi. Nous t&rsquo;avions \u00e9crit de compter sur nous et nous n&rsquo;avions absolument rien \u00e0 faire. Cependant nous avons manqu\u00e9 le train, comme toujours.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abVoil\u00e0 <em>quinze<\/em> <em>ans<\/em> que nous manquons tous les trains et toutes les voitures publiques, <em>quoi<\/em> <em>que<\/em> <em>nous<\/em> <em>fassions<\/em>. C&rsquo;est infiniment idiot, c&rsquo;est d&rsquo;un ridicule atroce, mais je commence \u00e0 croire que le mal est sans rem\u00e8de. C&rsquo;est une esp\u00e8ce de fatalit\u00e9 cocasse dont nous sommes les victimes. Rien n&rsquo;y fait. Il nous est arriv\u00e9 de nous lever \u00e0 trois heures du matin ou m\u00eame de passer la nuit sans sommeil pour ne pas manquer le train de huit heures, par exemple. Eh! bien, mon cher, le feu prenait dans la chemin\u00e9e au dernier moment, j&rsquo;attrapais une entorse \u00e0 moiti\u00e9 chemin, la robe de Juliette \u00e9tait accroch\u00e9e par quelque broussaille, nous nous endormions sur le canap\u00e9 de la salle d&rsquo;attente, sans que ni l&rsquo;arriv\u00e9e du train ni les clameurs de l&#8217;employ\u00e9 nous r\u00e9veillassent \u00e0 temps, etc., etc. La derni\u00e8re fois, j&rsquo;avais oubli\u00e9 mon porte-monnaie.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abEnfin, je le r\u00e9p\u00e8te, voil\u00e0 quinze ann\u00e9es que cela dure et je sens que c&rsquo;est l\u00e0 notre principe de mort. \u00c0 cause de cela, tu ne l&rsquo;ignores pas, j&rsquo;ai tout rat\u00e9, je me suis brouill\u00e9 avec tout le monde, je passe pour un monstre d&rsquo;\u00e9go\u00efsme, et ma pauvre Juliette est naturellement envelopp\u00e9e dans la m\u00eame r\u00e9probation. Depuis notre arriv\u00e9e dans ce lieu maudit, j&rsquo;ai manqu\u00e9 soixante-quatorze enterrements, douze mariages, trente bapt\u00eames, un millier de visites ou d\u00e9marches indispensables. J&rsquo;ai laiss\u00e9 crever ma belle-m\u00e8re sans la revoir une seule fois, bien qu&rsquo;elle ait \u00e9t\u00e9 malade pr\u00e8s d&rsquo;un an, ce qui nous a valu d&rsquo;\u00eatre priv\u00e9s des trois quarts de sa succession qu&rsquo;elle nous a rageusement d\u00e9rob\u00e9s la veille de sa mort, par un codicille.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abJe ne finirais pas si j&rsquo;entreprenais l&rsquo;\u00e9num\u00e9ration des gaffes et m\u00e9saventures occasionn\u00e9es par cette incroyable circonstance que nous n&rsquo;avons jamais pu nous \u00e9loigner de Longjumeau. Pour tout dire en un mot, <em>nous<\/em> <em>sommes<\/em> <em>des<\/em> <em>captifs<\/em>, d\u00e9sormais priv\u00e9s d&rsquo;esp\u00e9rance et nous voyons venir le moment o\u00f9 cette condition de gal\u00e9riens cessera pour nous d&rsquo;\u00eatre supportable\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je supprime le reste o\u00f9 mon triste ami me confiait des choses trop intimes pour je puisse les publier. Mais je donne ma parole d&rsquo;honneur que ce n&rsquo;\u00e9tait pas un homme vulgaire, qu&rsquo;il fut digne de l&rsquo;adoration de sa femme et que ces deux \u00eatres m\u00e9ritaient mieux que de finir b\u00eatement et malproprement comme ils ont fini.<\/p>\n\n\n\n<p>Certaines particularit\u00e9s que je demande la permission de garder pour moi, me donnent \u00e0 penser que l&rsquo;infortun\u00e9 couple \u00e9tait r\u00e9ellement victime d&rsquo;une machination t\u00e9n\u00e9breuse de l&rsquo;Ennemi des hommes qui les conduisit, par la main d&rsquo;un notaire \u00e9videmment infernal, dans ce coin mal\u00e9fique de Longjumeau d&rsquo;o\u00f9 rien n&rsquo;e\u00fbt la puissance de les arracher.<\/p>\n\n\n\n<p>Je crois vraiment qu&rsquo;ils ne <em>pouvaient<\/em> pas s&rsquo;enfuir, qu&rsquo;il y avait, autour de leur demeure, un cordon de <em>troupes<\/em> invisibles tri\u00e9es avec soin pour les investir et contre lesquelles aucune \u00e9nergie n&rsquo;e\u00fbt \u00e9t\u00e9 capable de pr\u00e9valoir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">* * *<\/p>\n\n\n\n<p>Le signe pour moi d&rsquo;une influence diabolique, c&rsquo;est que les Fourmi \u00e9taient d\u00e9vor\u00e9s de la passion des voyages. Ces captifs \u00e9taient, par nature, essentiellement migrateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant de s&rsquo;unir, ils avaient eu soif de courir le monde. Lorsqu&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient encore que fianc\u00e9s, on les avait vus \u00e0 Enghien, \u00e0 Choisy-le-Roi, \u00e0 Meudon, \u00e0 Clamart, \u00e0 Montretout. Un jour m\u00eame ils avaient pouss\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 Saint-Germain.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Longjumeau qui leur paraissait une \u00eele de l&rsquo;Oc\u00e9anie, cette rage d&rsquo;explorations audacieuses, d&rsquo;aventures sur terre et sur mer n&rsquo;avait fait que s&rsquo;exasp\u00e9rer.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur maison \u00e9tait encombr\u00e9e de globes et de planisph\u00e8res, ils avaient des atlas anglais et des atlas germaniques. Ils poss\u00e9daient m\u00eame une carte de la lune publi\u00e9e \u00e0 Gotha sous la direction d&rsquo;un cuistre nomm\u00e9 Justus Perthes.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand ils ne faisaient pas l&rsquo;amour, ils lisaient ensemble les histoires des navigateurs fameux dont leur biblioth\u00e8que \u00e9tait exclusivement remplie et il n&rsquo;y avait pas un journal de voyages, un <em>Tour<\/em> <em>du<\/em> <em>Monde<\/em> ou un Bulletin de soci\u00e9t\u00e9 g\u00e9ographique auquel ils ne fussent abonn\u00e9s. Indicateurs de chemins de fer et prospectus d&rsquo;agences maritimes pleuvaient chez eux sans intermittence.<\/p>\n\n\n\n<p>Chose qu&rsquo;on ne croira pas, leurs malles \u00e9taient toujours pr\u00eates. Ils furent toujours sur le point de partir, d&rsquo;entreprendre un interminable voyage au pays les plus lointains, les plus dangereux ou les plus inexplor\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai bien re\u00e7u quarante d\u00e9p\u00eaches m&rsquo;annon\u00e7ant leur d\u00e9part imminent pour Born\u00e9o, la Terre de Feu, la Nouvelle-Z\u00e9lande ou le Gro\u00ebnland.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs fois m\u00eame il s&rsquo;en est \u00e0 peine fallu d&rsquo;un cheveu qu&rsquo;ils ne partissent, en effet. Mais enfin ils ne partaient pas, ils ne partirent jamais, parce qu&rsquo;ils ne pouvaient pas et ne devaient pas partir. Les atomes et les mol\u00e9cules se coalisaient pour les tirer en arri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, cependant, il y a une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, ils crurent d\u00e9cid\u00e9ment s&rsquo;\u00e9vader. Ils avaient r\u00e9ussi, contre toute esp\u00e9rance, \u00e0 s&rsquo;\u00e9lancer dans un wagon de premi\u00e8re classe qui devait les emporter \u00e0 Versailles. D\u00e9livrance ! L\u00e0, sans doute, le cercle magique serait rompu.<\/p>\n\n\n\n<p>Le train se mit en marche, mais ils ne boug\u00e8rent pas. Ils s&rsquo;\u00e9taient fourr\u00e9s naturellement dans une voiture d\u00e9sign\u00e9e pour rester en gare. Tout \u00e9tait \u00e0 recommencer.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;unique voyage qu&rsquo;ils ne dussent pas manquer \u00e9tait \u00e9videmment celui qu&rsquo;ils viennent d&rsquo;entreprendre, h\u00e9las ! et leur caract\u00e8re bien connu me porte \u00e0 croire qu&rsquo;ils ne s&rsquo;y pr\u00e9par\u00e8rent qu&rsquo;en tremblant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">FIN<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Les captifs de Longjumeau \u00bb est une nouvelle de l&rsquo;\u00e9crivain fran\u00e7ais L\u00e9on Bloy, publi\u00e9e en 1894 dans le recueil Histoires d\u00e9sobligeantes. Un jeune couple s&rsquo;installe \u00e0 Longjumeau, dans la banlieue parisienne, dans une magnifique demeure acquise pour eux par un notaire de renom. Ils y vivent ce qui semble \u00eatre une lune de miel \u00e9ternelle, consacr\u00e9s l\u2019un \u00e0 l\u2019autre et isol\u00e9s du reste du monde. Cependant, derri\u00e8re cette retraite romantique se cache un secret : une force myst\u00e9rieuse qui semble les maintenir \u00e9trangement li\u00e9s \u00e0 leur demeure.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":27418,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_blocks_custom_css":"","_kad_blocks_head_custom_js":"","_kad_blocks_body_custom_js":"","_kad_blocks_footer_custom_js":"","footnotes":""},"categories":[826],"tags":[855,844,1690],"class_list":["post-27419","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nouvelles","tag-fantastique","tag-france-fr","tag-leon-bloy","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-33"],"acf":[],"taxonomy_info":{"category":[{"value":826,"label":"Nouvelles"}],"post_tag":[{"value":855,"label":"Fantastique"},{"value":844,"label":"France"},{"value":1690,"label":"L\u00e9on Bloy"}]},"featured_image_src_large":["https:\/\/lecturia.org\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Leon-Bloy-Los-cautivos-de-Longjumeau.webp",768,768,false],"author_info":{"display_name":"Juan Pablo Guevara","author_link":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/author\/spartakku\/"},"comment_info":"","category_info":[{"term_id":826,"name":"Nouvelles","slug":"nouvelles","term_group":0,"term_taxonomy_id":826,"taxonomy":"category","description":"","parent":0,"count":71,"filter":"raw","cat_ID":826,"category_count":71,"category_description":"","cat_name":"Nouvelles","category_nicename":"nouvelles","category_parent":0}],"tag_info":[{"term_id":855,"name":"Fantastique","slug":"fantastique","term_group":0,"term_taxonomy_id":855,"taxonomy":"post_tag","description":"","parent":0,"count":20,"filter":"raw"},{"term_id":844,"name":"France","slug":"france-fr","term_group":0,"term_taxonomy_id":844,"taxonomy":"post_tag","description":"","parent":0,"count":27,"filter":"raw"},{"term_id":1690,"name":"L\u00e9on Bloy","slug":"leon-bloy","term_group":0,"term_taxonomy_id":1690,"taxonomy":"post_tag","description":"","parent":0,"count":1,"filter":"raw"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27419","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27419"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27419\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":27421,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27419\/revisions\/27421"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/27418"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27419"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27419"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecturia.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27419"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}