Harlan Ellison : Jeffty, cinq ans. Résumé et analyse

Harlan Ellison : Jeffty, cinq ans. Résumé et analyse

Dans « Jeffty, cinq ans », un homme adulte nommé Donald Horton raconte sa relation avec Jeffty Kinzer, un garçon qui, mystérieusement, ne vieillit jamais et reste éternellement âgé de cinq ans. Alors que Donald grandit, Jeffty reste identique, conservant non seulement son apparence enfantine, mais aussi un lien inexplicable avec un passé culturel disparu : il écoute à la radio des émissions anciennes, reçoit des bandes dessinées et des jouets datant de décennies comme s’ils étaient actuels. Donald, tiraillé entre sa vie adulte et la magie du monde de Jeffty, savoure cette nostalgie vivante jusqu’à ce que, par négligence, il l’expose au présent. Jeffty est brutalement agressé par des adolescents et, après cet événement, l’accès à son monde disparaît. Le conte se termine avec Donald oppressé, tentant en vain de récupérer cette connexion perdue.

Isaac Asimov : Droit électoral. Résumé et analyse

Isaac Asimov : Droit électoral. Résumé et analyse

En 2008, aux États-Unis, les élections présidentielles ne se déroulent plus par vote populaire. À la place, un superordinateur appelé Multivac choisit un seul citoyen représentatif pour déterminer le résultat de tous les scrutins. Cette année-là, la personne sélectionnée est Norman Muller, un homme ordinaire vivant à Bloomington, dans l’Indiana, avec sa famille. Après avoir reçu la visite officielle d’un agent du gouvernement lui annonçant sa désignation comme « Électeur de l’Année », Norman est placé sous surveillance, isolé et transféré dans une installation connectée à Multivac, où il répond à une série de questions apparemment triviales pendant que ses réactions physiologiques sont enregistrées. Une fois le processus terminé, il est libéré sans connaître le résultat de l’élection. D’abord anxieux et réticent, il finit par se sentir fier d’avoir été l’instrument par lequel le « vote » national a été exercé dans une démocratie entièrement technicisée.

Dan Simmons : Tous les enfants de Dracula. Résumé et analyse

Dan Simmons : Tous les enfants de Dracula. Résumé et analyse

Dans Tous les enfants de Dracula (All Dracula’s Children), Harold Winston Palmer, un cadre américain, fait partie d’une délégation internationale envoyée en Roumanie peu après la chute du régime de Ceaușescu. Accompagnés du fonctionnaire local Radu Fortuna, ils voyagent à travers un pays dévasté par des décennies de répression, de pauvreté et de négligence de l’État. Au cours de leur périple à travers les hôpitaux, les villages pollués et les orphelinats surpeuplés, les visiteurs sont confrontés à des scènes atroces : des enfants malades du sida, des conditions de vie inhumaines et les vestiges d’une politique brutale. Le récit, apparemment sobre et rationnel, se charge peu à peu d’une tension symbolique qui révèle une dimension plus sombre. Fortuna et Palmer appartiennent à une ancienne « famille » de vampires qui a survécu en s’adaptant à de nouvelles formes de pouvoir. À la fin du voyage, Palmer rend visite à Sighisoara au mythique Dracula, désormais un vieillard mourant et décrépit, atteint du sida, qu’il reconnaît comme son « père ». Sans surprise ni rejet, il lui fait ses adieux, puis conclut l’achat de plusieurs industries locales, scellant ainsi son rôle au sein d’un réseau qui continue d’opérer en silence, tandis que l’ancien patriarche s’éteint sur son lit de mort.

Edgar Allan Poe : Silence 

Edgar Allan Poe : Silence

Dans « Silence » (Silence—A Fable), une nouvelle d’Edgar Allan Poe publiée en 1838 dans Baltimore Book, un démon raconte l’histoire d’une région désolée de Libye, au bord du fleuve Zaïre. Cette terre est marquée par un paysage inquiétant : un fleuve malsain, des nénuphars géants et une jungle sombre et agitée, le tout sans calme ni silence. Une nuit, sous une pluie qui se transforme en sang, le démon observe un homme majestueux sur un rocher. Cet homme, solitaire et mélancolique, contemple le paysage désolé. Le démon invoque les éléments pour le tourmenter, mais rien ne semble émouvoir cet homme fatigué des gens et désireux d’être seul.

H. P. Lovecraft : La Musique d’Erich Zann. Résumé et analyse

H. P. Lovecraft : La Musique d'Erich Zann. Résumé et analyse

Dans « La Musique d’Erich Zann » (The Music of Erich Zann), un jeune étudiant en métaphysique emménage dans une rue ancienne et escarpée appelée Rue d’Auseil, où il loue une chambre dans un immeuble presque inhabité. Il est bientôt intrigué par la musique étrange qu’il entend chaque nuit depuis le grenier, interprétée par un violoniste muet nommé Erich Zann. Fasciné par ces mélodies inquiétantes et inconnues, l’étudiant tente de se rapprocher du musicien, qui se montre évasif et perturbé, refusant de jouer certaines compositions en sa présence et lui interdisant de regarder par la fenêtre de sa chambre, la seule qui donne sur l’autre côté du mur qui ferme la rue. Au fil du temps, le narrateur commence à soupçonner que la musique de Zann n’est pas seulement artistique, mais aussi une défense contre quelque chose d’invisible et de terrifiant. Une nuit, il assiste enfin à la transformation du violon de Zann en un instrument de désespoir face à une force qui surgit de l’autre côté de la fenêtre. En regardant par la fenêtre, le narrateur ne voit pas la ville, mais un abîme infini et chaotique. Il s’enfuit, terrifié, et ne retrouve jamais la rue. Le secret de Zann disparaît avec lui, laissant le narrateur marqué à jamais par ce dont il a été témoin.

Nathaniel Hawthorne : L’Holocauste de la Terre. Résumé et analyse

Nathaniel Hawthorne : L'Holocauste de la Terre. Résumé et analyse

Dans L’Holocauste de la Terre, Nathaniel Hawthorne présente une allégorie dans laquelle l’humanité, déterminée à se libérer de tous les maux du passé, organise un gigantesque bûcher dans une prairie pour brûler les symboles du pouvoir, les coutumes, les institutions et les objets culturels. Titres nobiliaires, couronnes, armes, boissons alcoolisées, livres, argent, instruments de torture et même objets religieux sont détruits dans une tentative radicale de purification sociale. Tout au long de l’événement, un narrateur anonyme observe avec une inquiétude croissante comment, dans son désir de renouveau, l’humanité semble également perdre ses racines spirituelles et culturelles. À la fin, après avoir même brûlé la Bible, un personnage sinistre révèle que tout cela a été vain, car la véritable origine du mal — le cœur humain — reste intacte. Le récit se termine par la réflexion suivante : tant que la nature profonde de l’être humain ne sera pas transformée, toute tentative de réforme extérieure est vouée à répéter les erreurs du passé.