Guy de Maupassant : La folle

Guy de Maupassant : La folle

« La folle » est une nouvelle de Guy de Maupassant, publiée le 5 décembre 1882 dans le journal Le Gaulois. L’histoire présente une femme qui, après avoir perdu en peu de temps son père, son mari et son nouveau-né, sombre dans un état de prostration et de mutisme absolu. Pendant quinze ans, elle reste immobile dans son lit, soignée par une vieille servante, jusqu’à ce que la guerre franco-prussienne atteigne son village et qu’un officier ennemi, irrité par son apparente indifférence, interprète sa maladie comme un geste de résistance et d’arrogance.

Julio Cortázar : Une fleur jaune

Julio Cortázar : Une fleur jaune

« Une fleur jaune » (Una flor amarilla) est une nouvelle de Julio Cortázar, publiée en 1956 dans le recueil Final del juego. Dans un bistrot parisien, un homme ivre affirme avoir fait une découverte extraordinaire : nous sommes immortels. Selon son récit, la révélation lui est venue dans un autobus, lorsqu’il a reconnu, chez un garçon de treize ans nommé Luc, une réplique exacte de lui-même à cet âge : le même visage, les mêmes gestes, la même timidité, la même voix. Résolu à enquêter, il s’immisce dans la vie du garçon : il se rend chez lui et fait la connaissance de sa famille. À mesure qu’il reconstitue son histoire, il découvre d’étonnantes analogies entre leurs deux existences, comme si la vie se répétait en cycles infinis.

Guy de Maupassant : La parure

Guy de Maupassant : La parure

« La Parure » est une nouvelle de Guy de Maupassant, publiée le 17 février 1884 dans Le Gaulois. Elle raconte l’histoire de Mathilde Loisel, une femme d’origine modeste qui rêve d’une vie de luxe et de raffinement à laquelle elle ne peut accéder. Enfermée dans un mariage sans éclat avec un employé du ministère de l’Instruction publique, Mathilde souffre de comparer sa réalité quotidienne aux élégantes fantaisies qui peuplent son imagination. Lorsque son mari obtient une invitation très convoitée pour une soirée ministérielle, elle se débat entre l’illusion d’y assister et la honte de ne pas posséder les atours appropriés pour paraître en pareille occasion.

Gabriel García Márquez : Un métier de rêve

Gabriel García Márquez : Un métier de rêve

« Un métier de rêve » (Me alquilo para soñar) est une nouvelle de Gabriel García Márquez publiée en 1992 dans le recueil 12 cuentos peregrinos. Elle relate les expériences de l’auteur lui-même avec une femme mystérieuse qu’il a rencontrée à Vienne. Un événement tragique survenu à La Havane sert de point de départ à García Márquez pour évoquer ce personnage fascinant, doté d’un don très particulier : la capacité d’anticiper l’avenir à travers les rêves. C’est un récit qui chemine entre le fantastique et le journalisme, dans lequel García Márquez inclut en outre une savoureuse anecdote mettant en scène Pablo Neruda.

Jorge Luis Borges : Funes ou la Mémoire

Jorge Luis Borges : Funes ou la Mémoire

« Funes ou la Mémoire » (Funes el memorioso) est une nouvelle de Jorge Luis Borges, publiée en juin 1942 dans le quotidien La Nación, puis incluse dans le recueil Fictions (1944). Elle raconte l’histoire d’Ireneo Funes, un jeune homme qui, à la suite d’un accident, acquiert une mémoire prodigieuse : il peut se souvenir de chaque détail de sa vie et de son environnement avec une précision absolue. Le narrateur, alter ego de Borges, réfléchit aux implications d’une telle faculté. Loin de faire de lui un sage, cette mémoire parfaite le rend incapable d’abstraire ou de généraliser, l’enfermant dans un monde de détails incommensurables. Borges propose ainsi une réflexion profonde sur les limites de la connaissance et de la mémoire, et suggère que l’oubli, dans une certaine mesure, est nécessaire pour penser et vivre.

Jules Verne: Frritt-Flacc

Jules Verne - Frritt-Flacc 2

« Frritt-Flacc » est une nouvelle de Jules Verne publiée le 5 décembre 1884 dans la revue Figaro illustré. Par une nuit d’orage, une jeune femme cherche désespérément le docteur Trifulgas afin qu’il sauve son père mourant. Réputé pour sa froideur et son avarice, le médecin n’accepte que les patients capables de payer d’avance, et refuse d’abord la requête en raison de la pauvreté du malade. La persévérance de la famille et la promesse d’un paiement finissent par le convaincre d’entreprendre le voyage, qui se révèle être une expérience surnaturelle et surprenante.